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La journée mondiale de la prématurité

Le 17 novembre 2009, on célébrait la première journée mondiale de la prématurité, à l'initiative de l'association SOS Préma. Il y a quelques mois, lorsque Pampers m'a fait découvrir la plus petite couche du monde, j'étais loin d'imaginer, que notre famille traverserais cette épreuve, que je peux décemment qualifier de cauchemar.

Aujourd'hui, je ne vous parlerais pas de notre cas propre, car nous n'en sommes pas sortis et que cela demande du temps et du recul que nous n'avons absolument pas pour l'instant. Néanmoins, c'est un sujet qui me touche, me parle et auquel je souhaitais vous sensibiliser.

Naître avant terme

Chaque année, c'est près de 60.000 enfants qui naissent prématurément en France, soit plus de 8 % du total des naissances alors qu'en 1995, il n’y en avait que 5,9 %.

Il y a plusieurs facteurs à cette augmentation : les grossesses tardives, les grossesses gémellaires ou multiples (plus susceptibles de naître prématurément), notre mode de vie, le stress, etc. Cependant, une naissance prématurée ne se contrôle pas et aucun facteur médical n'a été établi pour cela, ça arrive...c'est tout.

A quel stade un bébé est-il considéré comme prématuré ?

Une naissance prématurée est une naissance qui survient globalement à moins de 8 mois. Est prématurée, toute naissance qui survient avant 37 semaines d'aménorrhée (SA), soit 35 semaines de grossesse.

Au sein de cette prématurité globale, il faut distinguer : la prématurité moyenne, de 33 à 36 SA + 6 jours (85 % des naissances prématurées), la grande prématurité, de 28 à 32 SA + 6 jours (10 % des naissances prématurées et c'est le cas de ma fille) et enfin la très grande prématurité, de 24 à 28 SA (5 % des naissances prématurées).

En quelques chiffres

  • 20 % des femmes vivent chaque année une grossesse à risques en France,
  • 180 bébés par jour, naissent trop tôt soit 1 bébé toutes les 8 minutes,
  • La couche d'un bébé prématuré est changée en moyenne 7 fois par jour,
  • La durée d'hospitalisation est variable et peut durer plusieurs mois. Quelle que soit sa prématurité, l'enfant doit bénéficier d'un suivi spécialisé régulier jusqu'à ses 7 ans

SOS Préma

SOS Préma soutient les familles, en faisant connaître la prématurité et ses problématiques, et en portant la parole du terrain auprès des pouvoirs publics. Son but est d'améliorer la prise en charge de la prématurité, des nouveau-nés hospitalisés, mais également d'encourager la mise en place de soins de développement intégrant les familles dans les unités de néonatologie.

L’action de l’association a permis de faire avancer certaines choses comme en 2006, lorsque leur travail a permis aux mères de nouveau-nés prématuré de ne reprendre leur travail qu’à la date initialement prévue, grâce à une loi qui a modifié le congé de maternité pour les mères de bébés prématurés.

Plus récemment, l'association a également contribué au lancement de la plus petite couche du monde (mise au point par Pampers en partenariat avec des infirmières en néonatologie). À l'occasion de la Journée Mondiale de la Prématurité, SOS Préma lance un film institutionnel pour sensibiliser le grand public.

Pampers et la plus petite couche du monde

La conception de cette couche fait partie des innovations, engendrées par une prise de conscience globale des besoins spécifiques de ces enfants.

On trouve aujourd'hui de plus en plus de marques proposant des vêtements et accessoires pour prématurés, qui s'adaptent à leur petite taille, qui ont des ouvertures pour laisser passer les fils et différents câbles qui leur sont nécessaires par exemple.

Qu'a-t-elle de plus ?

La prématurité est susceptible d'entraîner de nombreuses complications de santé sur plusieurs niveaux et organes de l'enfant. Les bébés prématurés ont donc par conséquent, besoin de soins individualisés et spécifiques.

Cette couche repose sur plusieurs caractéristiques qui en font un produit mieux adapté aux soins de développement de ces bébés, mais également aux attentes des personnels de santé. Les caractéristiques de cette couche sont :

  • Un matelas plus étroit à l'entrejambe pour favoriser la position physiologique et aider au positionnement confortable des hanches et des jambes du bébé,
  • Des matériaux doux et silencieux de manière à minimiser le bruit que peuvent générer les frottements des couches,
  • Une zone d'attache sur toute la couche afin de permettre une plus grande flexibilité et un ajustement sur-mesure autour du matériel médical,
  • Un matelas aussi absorbant devant que derrière pour pouvoir changer les bébés sans avoir à modifier leur position car la couche se change dans les deux sens

Soutenir

On avance, mais beaucoup de choses restent encore à faire, je vous en parlerais dans l'article dédié à ma fille. Il est difficile pour moi de retenir mes larmes et mon émotion en regardant ces vidéos, car ce sont exactement les étapes par lesquelles on passe.

Les mêmes couveuses, les mêmes instruments, les mêmes petits corps fragiles que l'on voit en néonatalité, les mêmes coups de blues, la même douleur en voyant son enfant câblé de partout, si petit.

Paradoxalement, les progrès de la science et de la médecine font qu'aujourd'hui, on sauve de plus en plus de nouveau-nés et dans de bonnes conditions. Mais le parcours n'en reste pas moins une souffrance pour les parents et des séquelles potentielles pour les enfants plus tard.

Notre fille fait partie du pourcentage des chanceuses qui pour l'instant n'ont aucune maladie ou autres soucis liés à sa prématurité. Pour autant, nous ne pouvons toujours pas la ramener à la maison, sa durée d'hospitalisation prévue est d'un mois. Elle est bien encadrée, protégée, prise en charge...mais pas avec nous.

J'espère que ce post, aura pu contribuer à vous éclairer et vous informez sur cette problématique. Pour plus d'informations, si vous voulez participer activement ou juste faire un don pour cette cause, je vous donne rendez-vous sur le site de SOS Préma.

la journée mondiale de la prématurité 2017

Une boisson en Beau Thé

Le matin, on a l'habitude des boissons chaudes et le choix se situe généralement entre le café, le chocolat et le fameux thé, véritable institution chez nos voisins anglais. Personnellement, je suis plutôt chocolat le matin, café l'après-midi et thé le soir, lorsque je suis posé devant la télé ou avec un livre.

Crédits Photos © GAELLE PHOTOGRAPHIE

Le Beau Thé

Il y a quelque temps, une nouvelle marque de thés & d’infusions m'a proposé de tester leur gamme. Des produits à base de plantes rares et de super-fruits avec un concept quelque peu original : la contradiction entre le vice et le bien-être. L'idée est simple : apporter une réponse végétale aux aléas de notre vie moderne.

Les plantes utilisées dans leurs créations sont sélectionnées par un tea sommelier, puis mélangées à la main dans des cuves au sein de leur laboratoire en Bretagne. La marque fait ensuite coudre à la main (sur Lyon) les sachets, qui sont en mousseline et certifiés Ecocert.

Leur collection est pour le moment, composée de 4 produits (thé, infusion et tisane). J'ai choisi de découvrir le "coup de fouet", qui est un thé vert booster énergisant aux agrumes et correspondait complètement à mon état physique du moment. Côté composition, on a : thé vert de Java, thé noir de Chine, maté vert, écorces d’orange, ginseng, citronnelle coupée, cardamome, orange sanguine, cynorrhodon, acérola en poudre, pétales de souci, arôme naturel de yuzu, huiles essentielles d’agrumes.

Alors clairement, ça réveille et c'est fort en goût mais agréable et on ne sent pas trop l'acidité, par contre c'est une saveur un peu particulière qui ne plaira pas forcément à tout le monde (le chéri n'a pas aimé du tout). Pour autant, la promesse est tenue, ça donne en effet, un bon coup de fouet quand on est en manque d’énergie (pour en savoir plus sur les autres produits de la gamme, c'est par ici).

On est sur un produit français, un peu haut de gamme et donc forcément onéreux : 4€95 la boîte de 5 sachets et 13€95 la boîte de 20 sachets, à ce prix-là on en boit pas tous les matins, mais en cas de grosse fatigue, pourquoi pas !

Les bienfaits du thé vert

Le thé vert est une plante qui a plutôt bonne presse et a de nombreuses vertus sur la santé (antioxydant, brûle graisse, préventif contre le cancer, facilitateur de digestion, combat le mauvais cholestérol, etc.). Nommé Camellia Sinensis en botanique, cette plante est utilisée et connue comme une des plus puissantes plantes médicinales au monde depuis près de 5 000 ans.

De nombreuses sources rapportent que le thé vert est bu depuis des siècles en Chine et au Japon, et ce, presque exclusivement pour ses propriétés médicinales.

le beau thé, marque de thé et infusions française

Jar "Cactus" BABOU - 2€

Ma Sleeve, 1 an plus tard

Chère Nathalie,

Nous revoilà aujourd'hui, après une année riche en rebondissements. Pour faire le bilan de cet anniversaire si spécial, je tenais à t'écrire quelques mots, pour te remercier. Tu es moi et je serais toujours toi, sache que je ne te déteste pas, je ne cherchais pas à tout prix à te faire disparaître ou t'éradiquer comme un parasite. Je voulais que tu ailles mieux, que tu grandisses.

Notre corps a tenté à plusieurs reprises de tirer la sonnette d'alarme, mais tu es bornée et combattante, tu ne te laisses pas envahir comme ça alors tu as fermé les yeux. Au départ, c'était plutôt une bonne chose, car cela t'a permis de t'aimer, de percevoir ton corps et ton image différemment, de tenter des choses que tu n'aurais jamais faites avant.

Tu n'as jamais voulu que ton poids soit un obstacle et finalement, pour un certain nombre de choses, ça ne l'a jamais été. Pendant longtemps, ça été ta carapace, ta couverture, ton bouclier, ta force même, je crois, mais des failles ont commencé à faire leur apparition.

Tu ne pouvais plus ignorer le problème, ça prenait beaucoup trop de place, ça faisait beaucoup trop mal, autant physiquement que moralement. Tu as pris conscience que c'était une maladie et pas une tare à camoufler, tu as compris qu'il y avait des solutions et tu en as tenté plusieurs, avant de penser à l'opération (tu n'étais pas vraiment sereine à cette idée et je le comprends).

Accompagné d'une formidable équipe médicale, de ta famille, de tes amis, tu as franchi cette étape. Et c'est là que le plus difficile est arrivé : la difficulté à manger, le changement de goût, de ce que tu aimais, ce corps qui change, le regard des autres qui se modifie.

Bilan sleevegastrectomie, un an après

Je perdais mon bouclier et en même temps, ma confiance en moi (tu ne t'y attendais pas à celle-là hein !), il a fallu travailler dur pour te reconquérir, te faire à nouveau confiance, t'aimer à nouveau. Tu as fait des changements dans ta vie, tu manges mieux, tu bouges mieux, tu as fait le ménage dans ton entourage, tu es tombée amoureuse, tu es devenue plus forte bien que toujours aussi sensible.

Nathalie, je souhaitais simplement te dire que tu es belle, autant de l'intérieur que de l'extérieur. Cette perte de poids, ne te rend pas meilleure, plus jolie, elle te rend en meilleure santé, plus forte, plus à l'aise dans ton corps. Tu n'étais pas moche, tu valais la peine, tu comptais et tu as réalisé beaucoup de choses.

On a accompli beaucoup de choses ensemble, on a mené ce combat avec force et détermination, et ce sera toujours un peu le cas. Tu as fait la femme que je suis et la mère que je deviendrais. Tu m'as aidé à explorer des choses en moi que j'avais peur de remuer, tu m'as aidé à grandir. Toi et moi, ensemble, on a fait le bon choix.

Nous pouvons dire merci à la vie, de nous avoir accordé une nouvelle chance. Tu as été courageuse, tu ne t'es pas laissé démonter, tu as montré une force insoupçonnée face à la douleur, à toi, mais surtout face aux autres. Aujourd'hui, je n'ai aucun regret, grâce à ta prise de conscience, je vais bien, super bien. Je suis là, en vie, déterminée à bouffer la vie par tous les bouts.

Avec 45 kg en moins, il est clair qu'on ne se reverra pas physiquement mais tu es là avec moi.  Je ne t'oublie pas, je ne te renie pas, tu es ce qu'il y a de plus beau en moi. Merci d'avoir été si forte et de m'offrir le plus cadeau de ma vie pour 2017. Rien de tout cela, n'aurait été possible, sans toi.

Bilan sleevegastrectomie, un an après

Une page se tourne et un nouveau chapitre s'ouvre pour moi. Cette opération a été l'un des meilleurs choix que j'ai fait pour moi, pour ma vie. C'est sans regret, mais pas sans conséquence, sans douleur et sans effort au quotidien, l'obésité reste une maladie.

Je vais mieux, je suis en meilleure santé, j'ai compris beaucoup de choses et je fais place à cette nouvelle version de moi-même ! Je ne suis pas une autre personne, je suis simplement différente.

Écoutez les médecins et votre cœur, pesez le pour et le contre, soyez bien entouré. Si vous devez en passer par là, faites-le pour les bonnes raisons : l'esthétique est superflue, pas la santé.

Quelques éléments

  • Poids de départ : 117 kg / Poids actuel et stabilisé : 78 kg
  • Taille de départ : 48-50 / Taille actuel : 40-42
  • Plus de problèmes de dos, moins de problèmes de sommeil
  • Meilleure qualité de vie, reprise du sport
  • Je ne mange quasiment plus de viande

Vous pouvez retrouver tous mes autres articles sur la sleeve et mon parcours, dans la catégorie SLEEVE .

Bilan sleevegastrectomie, un an après
Bilan sleevegastrectomie, un an après

Vivre avec une Sleeve #8 mois

Cela fait un moment que je n'ai pas parlé de ma Sleeve ici, tout simplement parce que ce n'est qu'un détail pour moi. Ça ne me définit pas en tant que personne, ça ne change pas qui je suis, mais ça semble changé beaucoup de choses pour les personnes qui m'entourent.

Au début de mon parcours dans la chirurgie bariatrique, je vous avez expliqué que je ne souhaitais pas faire d'avant-après ou ce genre de chose, pour ne pas se focaliser sur la transformation physique et c'est toujours le cas, mais j'avais un dernier sujet à aborder avec vous.

Poids et relations

Les relations hommes-femmes...J'ai traversé une période assez noire et je me débats encore avec cela concernant mon image. On pourrait penser que, on perd du poids, et voilà la vie est plus belle mais c'est loin d'être aussi simple.

Aujourd'hui, je rentre dans un standard et croyez-le ou non, ce n'est pas ce que je souhaitais. Le plus difficile à gérer, c'est la perception que les hommes ont de moi.

Des amis, que je connais depuis des années, se mettent à me draguer et à me voir comme une relation potentielle, des ex reviennent à la charge, on te remarque dans la rue, on te fait des avances dans le métro, c'est très étrange ce mode de faire, tout d'un coup, tu intéresses tout le monde.

J'ai été très blessé par tout ça, je n'arrivais pas à comprendre ce qui avait changé, pourquoi aujourd'hui, j'intéresse plus qu'avant, alors que je suis la même. Pour quelques kilos en moins, je serais une nouvelle personne ? Je ne peux pas nier, que perdre du poids change forcément la silhouette, ce qu'on renvoie aux autres, sa posture, ok, mais en quoi cela aurait-il changé ma personnalité ou ma beauté ?

Finalement, ça a pas mal ébranlé ma confiance en moi, parce que je ne comprenais pas, pourquoi je suis mieux maintenant aux yeux des hommes, qu'est-ce que ça veut dire ? Que quand on est obèse, on ne peut pas plaire ? C'est complètement ridicule.

Mes amis me trouvaient triste, éteinte, angoissée, magnifique et en forme de l'extérieur mais si triste à l'intérieur. Cela a été une longue traversée du désert, de remise en question, de pétage de plomb, d'échange avec mes proches et j'avance là-dessus, à mon rythme.

Je n'ai pas les réponses à mes questions, mais c'est avant tout à moi d'accepter cette nouvelle image, ce nouveau corps, de prendre mes marques, car il faut apprendre à apprivoiser tout ça, et ça n'a rien d'évident.

Crédits Photos © MARIPOSA

bilan sleeve gastrectomie 8 mois

Où j'en suis ?

Le jour de l'opération, je pesais 117 kg, aujourd'hui à 8 mois, je pèse 76 kg (soit 41 kg au total), le chiffre parle de lui-même, autant vous dire que c'est un changement important. Je me sens bien, vivante, chanceuse mais fatiguée moralement.

Je n'ai jamais été mince et je ne le suis pas, mais c'est sûr qu'en comparaison avec avant, on a l'impression que je suis maigrichonne. Encore un point avec lequel j'ai du mal, je suis juste moi, je ne sais pas pourquoi les gens ont toujours besoin de vous mettre dans des cases.

Pour celles qui vont se faire opérer où l'ont déjà fait, ne prenez pas le suivi psychologique à la légère, ce n'est pas une option et ce n'est pas du luxe. Suite à ce type d'opération, on traverse énormément d'étapes, tout le monde réagit différemment et vous ne pouvez pas savoir à l'avance, ce dont vous aurez besoin.

Presque un an, plus tard, je commence à comprendre comment tout cela fonctionne, et à me sentir bien. Je suis bien entourée (c'est très important) par des amis formidables, un chéri à l'écoute, un frère et une sœur qui ont l'art de la dérision. Mon poids se stabilise et j'en suis ravie, c'est maintenant que ma nouvelle vie commence vraiment.

Merci

Cette série de témoignages se clôture avec mes remerciements. Ça été une aventure personnelle et humaine assez incroyable, je ne pensais pas que partager tout cela avec vous serait aussi gratifiant. Merci pour la confiance que vous m'accordez, merci pour votre bienveillance.

Bien sûr, je reste disponible pour toutes les personnes qui auraient des questions ou souhaitent encore échanger sur la question. Merci de me suivre encore, d'être toujours plus nombreux et d'accorder du crédit à ce que je souhaite partager avec vous. Vous êtes merveilleux.

Les autres articles sur la Sleeve

Vivre avec une Sleeve #4 mois

Dernier bilan de l’année, ensuite, je ne poursuivrais cette série que pour les 6 mois, puis les 10 mois. Pour celles, et ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, je vous explique toute mon histoire avec mon poids dans un post précédent.

Qu’en est-il 4 mois plus tard ?

Vous continuez à me contacter pour échanger sur la chirurgie, votre expérience personnelle, vos angoisses et encore et toujours sur le bien-être. Quel enrichissement ! Je suis très touchée à chaque fois que je vous lis, car je me dis que j’ai bien fait de partager tout ça, même si ce n’était pas facile.

L’alimentation

Comme je l’expliquais dans un post précédent, j’ai un régime alimentaire flexitarien (tout est expliqué dans l’article). J’ai eu un gros passage à vide, voir de détresse, car je n’arrivais plus à manger de viande alors que j’aime beaucoup ça. Je trouvais mon alimentation monotone, j’avais le sentiment de manger toujours la même chose et ça m’a énormément frustrée.

Je me suis donc plongé dans des lectures sur le végétarisme et d’autres régimes alimentaires où il y a moins de viande ou pas du tout. J’ai également demandé conseil à ma nutritionniste, mais également à des personnes végétariennes que je connais.

Le changement de goût est quelque chose que je n’avais pas vraiment anticipé et ça m’a bousculé bien plus que je ne l’aurais cru. Je n’ai pas hésité à en échanger avec ma nutritionniste et ma psychologue et ça va beaucoup mieux, j’ai trouvé mon équilibre.

La faim revient de manière assez aléatoire, mais je mange désormais normalement, je connais bien les aliments qui ne passeront pas et ceux qui ne me font plus envie. Je me suis pas mal tourné vers les oléagineux (amandes, noix de cajou) pour les petites faims et je m’éclate avec le lait végétal (amande surtout) qui est le seul que je digère vraiment bien.

Où j’en suis ?

J’ai la patate, vraiment, je ne me suis jamais sentie aussi bien physiquement. Presque plus de problèmes de dos, pareil pour le cœur, de vraies nuits de sommeil, mais surtout plus de ronflemment (victoire).

Le top, c’est le sport, j’en refais presque comme avant (3/4 séances par semaine de cardio, renforcement musculaire et yoga) et ça fait tellement de bien. D’ailleurs, mon code promo pour vous inscrire avec mon coaching No Day Off est toujours valable (à voir dans l’article).

Le jour de l’opération, je pesais 117 kg, aujourd’hui à 4 mois et 11 jours, je pèse 90.3 kg (soit 26.7 kg au total et 7 kg en 2 mois). Je me sens bien vivante et au top de ma forme.

Et la peau alors ?

J’avais peur que des soucis au niveau du ventre se rajoutent aux bras, mais franchement ça va et le sport y est clairement pour quelque chose. Mes bras commencent à se re muscler et je raffermis ma peau du ventre et des cuisses tout doucement avec le sport et certains produits.

Ma ceinture minceur Nechika m’a également beaucoup aidé à limiter les dégâts (mon code promo pour vous la procurer est toujours valable, à voir dans l’article). Je pense d’ailleurs à faire une routine, pour vous montrer les produits que j’utilise en plus des séances de sport pour maintenir mon corps au top.

Les autres articles sur la Sleeve

Le combat contre le cancer du sein continue

Le cancer du sein touche plus de personnes qu’il n’y parait. En effet, 1 femme sur 8 peut développer cette maladie. Le dépistage devient donc une question de survie pour prévenir et la traiter le plus tôt possible si on est atteinte.

On est en octobre 2017 et pour la 25e année consécutive une campagne de lutte contre le cancer du sein est organisée par l’association Le Cancer du sein, Parlons-en ! qui se propose de dialoguer et vous informez sur la maladie. Différents événements et outils sont mis en place pour ouvrir la discussion et permettre à tous de trouver des informations sur le sujet.

Octobre, qu'est-ce que c'est ? Continuer à se mobiliser, à se battre, à alerter l'opinion publique, mais aussi à vivre, aimer, garder espoir. Mener ce combat, c'est aussi pour soutenir les malades et lutter pour que la vie continue à être belle, nous pousser à en profiter tout en prenant soin de soi.

Crédits Photos : SYANAFROMPARIS 

Lunettes Ghetto Blaster de chez L'usine à lunettes

Le dépistage du cancer du sein

Plus le cancer du sein est décelé tôt, mieux il sera pris en charge et vos chances de guérison seront plus importantes. Il n’y pas de limite d’âge pour le dépistage alors rapprochez-vous de votre médecin traitant ou gynécologue en cas de doute.

À partir de 50 ans, un dépistage doit être réalisé tous les 2 ans. Cet examen concerne toutes les femmes de 50 à 74 ans et est pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale.

Il s'agit d'un examen clinique ainsi que d'une mammographie gratuite avec deux clichés par seins. Outre l’examen clinique pour les plus de 50 ans, il est possible de s’auto-dépister pour les plus jeunes.

L’auto-dépistage : comment ça fonctionne ?

Etape 1

Mettez vous nue devant un miroir : Inspectez vos deux seins et vérifiez qu’il n’y ai rien d’anormal, tel un liquide qui sortirait de vos mamelons, une couleur anormalement foncée…

ocotbre rose pour le dépistage du cancer du sein

Etape 3

Examinez tout le sein : Portez une attention particulière à l’emplacement situé entre le sein et l’aisselle.

auto-depistage cancer du sein

Etape 2

Levez le bras droit : Avec trois doigts de la main gauche palpez votre sein droit en formant des petits cercles avec le bout de vos doigts. Vérifiez si vous ne sentez pas une grosseur ou autre.

auto-depistage cancer du sein

Etape 4

Terminez par le mamelon : Pressez légèrement le mamelon et vérifiez qu’aucun liquide ne s’écoule

octobre rose pour le dépistage du cancer du sein
manteau rose ASOS
Octobre rose, lutte contre le cancer du sein

Vivre avec une Sleeve #2 mois

Je reviens aujourd’hui avec la suite de mon témoignage concernant l’opération de chirurgie bariatrique que j’ai subie, il y a maintenant un peu plus de deux mois. Pour celles, et ceux qui n’ont pas suivi les épisodes précédents, je vous explique toute mon histoire avec mon poids dans un post précédent et dans un autre, je fais le bilan des premiers 15 jours.

Qu’en est-il 2 mois plus tard ?

Ça fait légèrement plus de deux mois et je dois admettre qu’ils sont passés à une vitesse folle, en fait je ne m’en souci pas du tout, la vie suit son cours. Vous êtes plusieurs à me contacter en privé, notamment sur Snapchat pour échanger sur la chirurgie, me livrer votre témoignage personnel, mais aussi sur la santé et le bien-être en général et je suis toujours ravie de pouvoir vous répondre.

L’alimentation

La nourriture n’a jamais été une amie ou une alliée pour moi, ça a toujours été source d’angoisse, mais mon rapport à celle-ci a bien évolué. Je me suis   habituée au nouveau fonctionnement de mon estomac, je le vis vraiment très bien et sans aucune frustration.

L’opération m’a permis de changer mon regard sur la nourriture et de réellement modifier mes habitudes alimentaires, car oui, manger sain ça fait du bien à mon corps et à mon esprit.

Je n’ai jamais manger énormément mais j’ai toujours mangé de façon désordonnée et en fonction de mes émotions, j’avais donc vraiment besoin de remettre de l’ordre dans tout cela, mais contrairement à ce qu’on pense, c’est plus un problème mental qu’alimentaire. Sachant que je ne peux manger que quelques grammes par repas, je n’ai clairement pas envie de les polluer avec de la malbouffe.

Obsédées par les calories ? Absolument pas, je vérifie vite fait sur l’étiquette que je ne suis pas en train de m’enfiler l’équivalent de 2 boites de sucres ou de bouteilles d’huile, mais je ne me stresse pas. Par contre effectivement, j’ai arrêter les sodas, les sucreries, tout ce qui est trop gras mais ça, c’est pas surprenant, c’est logique tout simplement.

Les bonnes habitudes sont là, mon état d’esprit est bon du coup, je fais automatiquement les bons choix et surtout, je ne me prive pas. J’ai envie de chocolat ? Hé bien, j’oublie les kinders et je prends des galettes de mais nappées de chocolat au lait (grosse tuerie). J’ai envie d’un Oasis ? Je passe plutôt des fruits et légumes à la centrifugeuse, c’est aussi sucré, mais avec du bon sucre naturel. Tout est une question d’adaptation.

Le poids et les bienfaits de l’opération

Je sors, je vis, je fais la fête jusqu’à 4h du matin, je suis toujours moi, mais en meilleur forme, en meilleur santé. Les premières semaines, je n’étais pas convaincue de ma décision, j’avais peur, j’avais mal, j’étais épuisée, mais aujourd’hui, je peux le dire, j’ai pris la meilleure décision de ma vie.

Le jour de l’opération, je pesais 117 kg, aujourd’hui à 2 mois et 11 jours de l’opération, je pèse 97 kg (soit 19kg en moins). Je me sens bien, tellement bien, je me sens en vie.

Mes problèmes de dos ont clairement diminué, voir disparu, je respire normalement enfin, je fais des vraies nuits de sommeil complète. Ça me fait un bien fou, de sentir que je reprends le contrôle de ma santé.

Par rapport à la faim, je n’ai toujours pas faim. Je n’ai pas l’envie ou le besoin de manger, je le fais, c’est tout ! À heure fixe et ça me va très bien comme ça. Niveau hydratation, les 1,5 L que j’avais du mal à boire, je les bois sans soucis désormais..

Le sport

Je ne vais pas mentir, c’est dur, très dur. La reprise a été très compliquée et laborieuse, moi qui allais souvent en salle, même toute seule, clairement là, je n’ai pas envie, je n’ai pas cette motivation. Du coup, je ne fais pas autant de sport que je voudrais, je n’en fait qu’une à deux fois par semaine pour l’instant, ce qui n’est pas assez.

Heureusement, je vais désormais être accompagnée par un coach sportif et vous allez pouvoir, vous aussi, en profiter. Je sais que les articles sport vous plaisent beaucoup donc ça va être l’occasion de vous en proposer plus.

Le point négatif, c’est la peau. Alors rien de catastrophique, mais au niveau des bras, ça commence vraiment à être compliqué et il n’y a que le sport qui peut me sortir de là, hors de question que je fasse de la chirurgie esthétique. Je sais ce qui me reste à faire.

Mes conseils

N’écoutez pas les mauvaises langues et faites ce qui est bon pour vous, quoi que ce soit. Prendre soin de soi n’est pas une honte, c’est l’inverse qui est criminel. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, je ne suis pas médecin, mais j’espère que mon témoignage pourra être utile à celles, et ceux qui en ont besoin.

Vivre avec une Sleeve

La Sleeve, c’est quoi ? Il y a de ça plusieurs mois en arrière, j’ai décidé de tout mettre en œuvre pour être en meilleure santé et cela passait pour moi, par une perte de poids. Une perte que j’ai amorcée il y a environ un an et à laquelle je suis arrivée au maximum toute seule, mais ce n’était malheureusement pas suffisant.

Il n’est pas question d’esthétisme, mais bien de santé, je me sens belle et je le pense. Après toutes ces années, je me suis acceptée comme j’étais, cependant, j’avais atteint un poids qui devenait inconfortable et me posait de nombreux problèmes de santé.

Problèmes de genoux, essoufflements et difficulté à respirer, problème de dos, problèmes cardiaques et apnée du sommeil, j’ai tout simplement eu envie de dire stop. J’ai donc consulté plusieurs chirurgiens qui m’ont tous conseillé la même chose : la chirurgie bariatrique. Je vous explique tout ça, mon histoire, dans cet article.

Parfois, le corps ne comprend plus les efforts que l’on fait, car on l’a trop fait souffrir. La médecine est alors là, pour nous donner un coup de pouce, car c’est bien d’aide qu’il s’agit, ce n’est en rien une solution miracle. Cela demande de la force et de la discipline, notre hygiène de vie doit radicalement changer sinon la chirurgie n’aura aucun effet à terme.

Qu’est ce que la Sleeve ?

La Sleeve gastrectomie ou  » gastroplastie verticale calibrée avec résection gastrique  » consiste à retirer une grande partie de l’estomac, pour former un tube. Les aliments vont d’abord être ralentis pendant leur passage dans le tube, puis être évacués très rapidement dans l’intestin grêle.

La Sleeve agit par plusieurs mécanismes qui s’associent d’une part, une restriction et une diminution du taux de ghrêline, qui est l’hormone de l’appétit, ce qui entraîne un désintérêt pour la nourriture.

Le parcours pré-opératoire ?

Il est long et semé d’embûches, contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une opération qui s’est banalisée et qu’on peut faire en claquant des doigts. Alors oui, malheureusement, il y a des chirurgiens pas très consciencieux qui opèrent à tout va, sans s’assurer que la personne remplit les conditions et se portent bien mentalement.

Oui il y a des personnes qui sont tellement désespérées qu’elles vont aller voir différents chirurgiens jusqu’à ce qu’il y en ait un qui accepte de les opérer. Malheureusement ce sont les travers de ce type de procédures et chacun porte sa responsabilité pour les suites, à ce niveau-là.

Personnellement, j’ai pris mon temps, je me suis renseignée, j’ai réfléchi et il s’est écoulé 4 mois entre le début de mon parcours et mon opération. J’ai vu plusieurs spécialistes:

  • Pneumologue
  • Cardiologue
  • Endocrinologue
  • Psychologue
  • Gastro-entérologue

Sans compter tous les examens qu’il y a à faire (fibroscopie, polygraphie, manométrie œsophagienne et j’en passe), des examens franchement désagréables et parfois douloureux.

Le chirurgien analyse les résultats des examens et recueille l’avis des différents spécialistes avant de donner sa réponse définitive.

Bilan à J+2 semaines

Je suis restée 2 jours et 1 nuit à l’hôpital. Tout, c’est bien passé, j’ai eu la chance d’être accueillie et suivie par une équipe formidable. Merci au chirurgien d’ailleurs pour son accompagnement qui continue, sa franchise et sa bienveillance.

Globalement, la première semaine a été très douloureuse, ce n’est pas évident de récupérer son corps avec 7 ouvertures et plaies en cicatrisation. C’est aussi des médicaments, des anti-douleurs, des piqûres d’anti-coagulant quotidiennes et une immobilisation les premiers jours, qui a été très dure pour moi.

Côté nourriture, depuis quelques semaines et durant un mois, je vais manger liquide, mixé, en très petits morceaux, en petites quantités et de manière fractionnée (5 fois par jour, 2 collations et les 3 repas classiques).

Je suis rapidement fatiguée, après une ballade ou une petite marche, il me faut bien 2h pour récupérer. Mon corps doit s’adapter au changement, mais je tiens à continuer à faire ma vie comme d’habitude pour m’aérer la tête et faire un minimum d’activité.

Le sport, je pourrais le reprendre dans 3 semaines et j’ai hâte, ça me manque terriblement. J’ai toujours eu l’habitude d’en faire, mon quotidien, c’est 3 séances par semaine et je dois avouer que ça me manque. J’ai hâte de pouvoir reprendre et faire travailler mon corps parce que même si c’est pas le cas , j’ai l’impression de me laisser aller.

Le poids et les bienfaits de l’opération

Grâce à ma balance connectée Terraillon, j’ai désormais des informations fiables sur mon corps tout entier, cela me permet de voir où j’en suis. J’ai perdu 7 kg depuis l’opération (soit 15 jours).

J’ai clairement moins mal au dos et je respire mieux, ce qui est déjà super agréable. Au niveau de mon corps, pour l’instant, je ne me rends pas vraiment compte, je vois dans les vêtements que j’ai perdu du poids, mais sans plus.

L’une des conséquences de la Sleeve, c’est de ne plus avoir faim et c’est véridique, je n’ai pas faim, jamais. Je ne ressens pas le besoin de manger mais je prends quand même plaisir à le faire, y’a pas de soucis.

J’essaie de boire beaucoup (environ 1,5 L mais seulement 75 cL environ passe pour l’instant et jamais en mangeant), je mange très lentement et quand je mange trop vite, mon corps me le fait savoir, tout de suite c’est des douleurs et ça remonte comme une envie de vomir. On apprend à connaitre son estomac, au fur et à mesure.

Mes conseils

Avant tout, il faut s’accepter comme on est, ne chercher pas à ressembler à qui que ce soit. Toute la journée, notre esprit est agressé par des visions de mannequins retouchés, par des pubs pour des pilules amaigrissantes, des régimes spéciaux été, des solutions miracles qui n’en sont pas.

Tout cela vous laisse penser que vous devez absolument changer, mais non, si vous êtes bien dans votre corps, dans votre tête, et n’avez pas de problèmes de santé, ne changez rien, vous êtes magnifiques comme vous êtes.

La Sleeve et la chirurgie bariatrique en général, ce n’est pas quelque chose d’anodin, ce n’est pas une baguette magique agitée au-dessus de notre tête. Je ne regrette en aucun cas d’avoir fait ce choix, mais si j’avais eu d’autres options, je les aurais choisies.

C’est parce que j’ai su accepter mon physique et le fait d’être obèse que j’ai été en mesure, de choisir de maigrir, au bon moment et pour les bonnes raisons, pas pour plaire à qui que ce soit.

Être ronde n’est pas un problème, l’obésité par contre en crée beaucoup et je ne dis pas cela pour pointer quoi que ce soit, mais simplement pour que vous preniez soin de vous, de quelques manières que ce soit.

Je referais des bilans dans 2 mois, 6 mois et 1 an. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me laisser un commentaire, je ne suis pas médecin, mais je peux partager mon expérience avec celles, et ceux qui en ont besoin.

Mon histoire avec mon poids

Ce sera sans doute, l’article le plus long de ce blog. J’espère que vous avez du temps car je vais vous raconter mon histoire dans les grandes lignes, vous comprendrez pourquoi je le fais à la fin de ce post.

14 ans

En surpoids, je l’ai toujours été, c’est morphologique, c’est moi. Je ne me suis jamais sentie gênée par mon corps bien que consciente de mon surpoids. Mes parents ont commencé à me faire des réflexions, mais ça ne comptait pas, parce que personnellement, je me sentais bien dans mes baskets. Puis j’ai eu une prise de conscience assez violente.

J’ai le béguin pour mon meilleur ami de l’époque. On se connaît par cœur et il me semble évident qu’on est fait pour être ensemble (j’avais 14 ans soyez indulgent), ça ne se fait pas et c’est mon premier chagrin d’amour. Il n’évoque pas le côté physique, mais je suis tellement vexée que je ne vois que ça comme argument valable à son refus (on est toujours ami ne vous inquiétez pas, Thomas, je t’aime mon chéri).

Le second événement a été le sport. J’ai commencé le handball à 7 ans et en grandissant, j’ai commencé à nourrir certaines ambitions de haut niveau. J’ai intégré plusieurs sélections départementales et régionales, mais lorsque j’ai voulu monter d’un cran, en intégrant un pôle espoir, mon entraîneur de l’époque m’a dit clairement que j’avais du talent, mais que je n’avais aucune chance d’aller plus loin si je ne perdais pas du poids. Ça m’a profondément blessée et à ce moment-là, je suis devenue extrêmement complexée, le poids est devenu une obsession.

16 ans

J’ai perdu 20 kilos en 8 mois, je quitte la province pour Paris et je réalise mon rêve, en intégrant un centre de formation handball. Le sport-études, c’est 10h de sport et 2h de musculation par semaine, je stabilise mon poids. J’ai des rondeurs, mais elles sont bien placées, je suis bien foutue comme on dit. Pour parfaire le tout, je tombe amoureuse et je mets de côté ce régime qui a été une vraie épreuve pour moi. J’affiche 70 kilos pour 1m62, je me sens bien.

18 ans

Ma « carrière » n’évolue pas comme je l’imaginais, la concurrence est rude, je suis arrogante et je ne me remets pas en question. Le lycée n’est pas ma priorité, je passe plus de temps avec mon chéri et aux entraînements que devant mes livres et là, ça commence à dérailler. Petite fracture de la clavicule, luxation de l’omoplate, je rate mon BAC au rattrapage et j’arrête le handball d’un coup, mon monde s’écroule.

Je suis en deuil de cette passion à travers laquelle je vivais depuis petite alors naturellement, je reprends du poids et je vis tout cela comme un échec. Je me vois regrossir, mais je souffre tellement que je m’en fous, après tout, j’ai toujours été grosse, c’est plutôt le fait d’être fine qui me semblait bizarre. Je suis toujours amoureuse, encore plus qu’avant, il est là, m’aime toujours malgré ma prise de poids, je me sens la plus belle dans ses yeux.

Après une année loin de Paris pour redoubler ma terminale, j’obtiens mon BAC et je suis de retour à Paris. Je retrouve mes amis, mon chéri, mon environnement, mais le mal est fait. Je n’ai plus confiance en moi, je me sens minable, je me dégoûte. Je perds confiance aussi en mon compagnon, il change, s’éloigne, ce n’est plus pareil.

21 ans

Après quatre ans et demi, il me quitte. Je suis perdue, je n’ai plus aucun respect pour moi-même et là, c’est la descente aux enfers. Je suis dans ma dernière année d’études pour devenir assistante sociale et je sombre lentement dans une dépression. Malgré tout, j’arrive à avoir mon diplôme et j’essaie de guérir de cette relation. J’ai repris la moitié du poids perdu lors de mon adolescence, je ne fais plus de sport. J’entre dans la vie active, mais je suis très renfermée, à fleur de peau, constamment en colère. Ma souffrance intérieure s’intensifie, tellement que ça en devient inquiétant, mon entourage a peur pour moi et moi aussi. Ma deuxième année de travail se passe mal, je vis un harcèlement moral par certains de mes collègues qui aggrave ma dépression, je perds le contrôle et je deviens boulimique. Les crises s’enchaînent et s’alternent avec des périodes de régimes, de jeûne et de frénésie de sport, j’essaie de faire bonne figure.

23 ans

J’ai repris tous mes kilos, avec 10 kg en plus, je me sens vraiment mal dans mon corps, mais malgré tout, je suis de nouveau en couple, cette relation me fait un bien fou, j’hallucine complètement qu’il m’aime, mais il me dévore des yeux et ça fait du bien à mon ego. Je commence à me dire que je dois avancer et régler ce qui ne va pas chez moi.

J’ai besoin de faire des changements, alors je passe une audition pour une chorale de gospel (je suis prise et ça été 2 ans de plaisir immense) , j’ouvre mon blog (une belle aventure qui continue), je commence un nouveau régime, mais ça ne m’aide pas, il est drastique et frustrant. Mon médecin généraliste me conseille de consulter un psychologue, je fais de la résistance, mais je décide finalement de pousser la porte d’un cabinet. Le médecin me parle également de chirurgie bariatrique, mais je me braque, je peux perdre du poids toute seule, je ne m’abaisserais pas à faire ça.

24 ans

Je porte un regard neuf sur moi, le blog m’a changé, la thérapie se poursuit et me fait un bien monumental. Je suis désormais célibataire alors je décide de tout changer. Je trouve un nouveau poste qui me plaît et commence à germer en moi l’idée de me consacrer à ma passion pour la mode. Dans la foulée, je reconsidère mon avis sur la chirurgie mais je n’y connais rien, je n’ai aucune information alors je consulte tout de même un chirurgien, juste pour avoir un avis.

La consultation se passe bizarrement, j’ai le sentiment qu’il m’a dit ce que je voulais entendre et pour couronner le tout, ni ma famille, ni mes amis ne me soutiennent alors je laisse tomber. Je me rends alors compte que je n’envisageais pas la chirurgie pour les bonnes raisons et que je devrais commencer par arrêter de m’auto-flageller. Je décide de faire la paix avec moi-même et d’accepter le fait d’être obèse. Après tout, je suis comme je suis, au nom de quoi devrais-je changer ?

25 ans

Je me sens beaucoup mieux, j’ai grandi, évolué, je profite de la vie. Je vis des expériences de folie avec le blog, je voyage, je me prends moins la tête. Je me trouve belle et je n’en doute plus. Je cherche un poste d’assistante sociale à mi-temps et je me mets à mon compte en tant que community manager et rédactrice web freelance. J’ai enfin le sentiment de me retrouver un peu, d’être entière.

Et aujourd’hui à 26 ans ?

La thérapie m’a permis de comprendre pourquoi j’étais obèse et la médecine m’a permis de comprendre pourquoi j’étais trés malade ces derniers temps mais aussi pourquoi je ne perdais pas de poids (alors que depuis un an, je fais 3h de sport par semaine et que j’ai fait un rééquilibrage alimentaire, résultat 6kg perdu seulement en une année). Quoique les gens disent, ils ne sauront jamais mieux que vous ou un médecin, ce qui est bon pour vous. Si je vous raconte tout ça, c’est pour vous dire de ne pas abandonner, de croire en vous, d’être fière de qui vous êtes et surtout d’agir pour vous.

Après après avoir travaillé dur pour savoir qui j’étais et m’accepter, un nouveau problème a surgi : la santé et je ne m’y attendais vraiment pas. Jusque là, ça n’avait jamais été présent, même plus jeune, je faisais plus de sport que personne avec des kilos en trop et je n’avais aucun problème de santé. Je suis arrivée à un point de rupture, j’ai senti mon corps déraillé et m’interpeller.

Je suis la fille qui s’occupe de tout le monde sauf de moi et je crois que là, il a voulu me dire, ma grande, va falloir te poser vraiment. En ce qui me concerne, régler mes problèmes de santé passe par la chirurgie. Ce n’est pas ni une évidence, ni la facilité et c’est encore moins, un choix désespéré comme j’ai pu l’entendre, ni le choix de la dernière chance. Cette intervention n’est pas sans conséquence, comme toute opération chirurgicale, ça comporte des risques. J’ai hésité, j’ai beaucoup cherché, je me suis renseigné, j’ai échangé avec mon entourage, j’ai consulté 3 chirurgiens pour croiser les avis. J’ai peur, c’est angoissant, je me questionne.

Mes rondeurs ne me dérangent pas, c’est tout le reste qui est problématique. Et si je ne m’aime plus avec des kilos en moins ? Et si je ne me reconnais plus ? Et si il m’arrive quelque chose durant l’intervention ? Et si ça se passait mal et que ça m’apportait encore plus de problèmes de santé comme j’ai pu le voir sur d’autres personnes ? Et si, et si ….. Il n’est plus temps de pinailler mais de prendre soin de moi, je ne pourrais jamais tout maîtriser. Mais c’est justement parce que j’ai travaillé sur moi ces 2 dernières années que je suis en capacité de le faire en toute conscience. On n’est pas prophète chez soi alors même si tout le monde se permet de vous donner son avis, n’écoutez que votre cœur ainsi que les professionnels de santé. Je choisis la vie, la santé, mon désir d’être mère, des nuits de sommeils normales où mon apnée ne risque pas de me tuer, un cœur qui va bien et qui ne risque pas de s’arrêter, un dos et des jambes qui pourront me porter sans souffrir, la liste est longue.

Si vous pensez que la chirurgie réglera vos problèmes émotionnels liés à la nourriture, que le parcours est simple et que tous les chirurgiens acceptent de le faire, vous faites une grossière erreur, vous courez droit à l’échec et la chirurgie ne vous apportera rien sauf de vous faire charcuter inutilement. Je ne conseille à personne de faire de la chirurgie bariatrique, mais je vous conseille d’aller voir un médecin ainsi qu’un psychologue, si vous sentez que quelque chose ne va pas, autant sur le plan physique que psychologique parce que ça commence par là. Bien heureusement, tout le monde ne doit pas passer par la chirurgie, mais parfois ça fait partie des options qui peuvent vous sauver la vie.

J’ai souhaité être transparente avec vous, qui me lisez et me suivez depuis plus de 2 ans maintenant car je ne compte pas me cacher. Vous aller me voir, changer, évoluer et il me semblait normal que vous sachiez pourquoi. Ça va être un nouveau parcours d’acceptation de mon image et j’espère que j’y arriverais. Pour celles qui s’interrogent, souhaitent avoir des conseils ou veulent juste partager leur histoire, n’hésitez pas à laisser un commentaire et exprimez-vous !

J’ai la chance d’être accompagné par l’un des meilleurs professeurs sur la question de l’obésité, un professionnel pour qui j’ai un profond respect et qui m’a beaucoup appris et le seul qui m’a dit : « ce n’est qu’une étape, le plus dur, c’est après. Ça comporte des risques minimes, mais qui existe. Bien que ce soit une méthode efficace et le meilleur traitement contre l’obésité à ce-jour, ce n’est pas la seule et vous avez le droit de changer d’avis, même si c’est la veille de l’opération. Réfléchissez ! « .

Merci à ma famille, pour leur soutien, pour avoir fait l’effort de se remettre en question. Merci aussi à mes amis qui sont absolument merveilleux. Ils m’ont dit ce qu’ils en pensaient, leurs doutes, leurs réticences, leur présence au quotidien. Malgré le fait qu’ils ne soient pas toujours en accord avec moi, ils ont décidé de me soutenir, d’être là pour moi et c’est précieux.

Aujourd’hui, je pèse 117 kg pour 1m67 et je ne suis pas en bonne santé … être obèse, ce n’est pas la même chose qu’être ronde même si nombreuses sont celles qui aiment jouer sur la nuance. Il n’y a pas de recette miracle, mais sachez que quel que soit votre objectif (acceptation de soi, perte de poids, les deux), vous n’y arriverez pas sans faire un travail de fond sur vous et votre histoire.

Je ne cherche pas à être « bonne » ou plus belle, car je le suis déjà et j’en suis persuadé (sans prétention aucune les amis bien sûr haha) mais je veux vivre dans de bonnes conditions. Je ne reviendrais plus sur le sujet, hormis pour faire part de mon expérience et échanger des difficultés comme des bienfaits de tout ça, rien ne changera sur le blog. Merci à celles, et ceux qui auront lu l’article jusqu’au bout !

The Miracle Morning, la clé de l’estime de soi ?

Hal Elrod l’auteur de « The Miracle Morning », best-seller aux Etats-Unis, affirme que chaque jour, nous devrions nous lever à 5h30 (ce n’est pas une blague malgré ce que je pensais au départ) afin de se recentrer et de nous consacrer plus de temps.

L’idée ? Exploiter le maximum de nos capacités, aussi bien professionnellement que personnellement pour atteindre le meilleur de nous-même. La tendance est donc au lever-tôt, finies les grasses matinées et bonjour méditation, écriture, visualisation, lecture, sport.

Comment ça marche?

Pour commencer, il faut donc changer la manière dont la journée démarre, car cette méthode est accès sur le matin. D’après Hal Elrod, il suffit de se lever plus tôt, de quelques minutes ou quelques heures (en fonction de son rythme de vie) pour changer ses habitudes et se sentir mieux.

Il s’agit également de mettre en place une routine (maximum 2 heures), qui peut s’effectuer chez soi ou  à l’extérieur. Le concept c’est vraiment de prendre son destin en main et de tendre vers une sérénité globale dans tous les domaines de sa vie.

Pour ce faire, Hal Elrod a défini 6 étapes intitulées les Savers : silence, affirmations, visualisation, sport, reading (lecture) et enfin scribing (écriture). J’ai testé tout ça ce matin.

Ma morning routine

Faire le vide et méditer

5h50 : je me réveille, personnellement, il me faut bien 10 min pour émerger, être prête à faire une activité quel qu’elle soit et ne pas être trop grognon.

6h00 : Je suis prête pour ma séance de méditation. Je m’assois confortablement, je me tiens droite, et je mets en route mon application de méditation (calme). Si vous ne pouvez avoir cette application, il vous suffira de faire de même, d’être attentif à votre respiration, d’inspirer avec le ventre, expirer avec le torse et apprécier le calme. Essayer de rester concentré sur sa respiration et ne penser à rien d’autre.

Quels sont les bénéfices ?

On cherche à se réveiller, être ouvert, se sentir en vie .On se sent moins stressé, on gagne en tranquillité d’esprit et on est en condition, paisible pour bien commencer la journée.

Point sur ses objectifs

6h10 : Je prends mon petit carnet et j’écris ? Des mantras, des encouragements et mes objectifs pour la journée, mes pensées, mes ambitions ou une liste de gratitude pour remercier quelqu’un, ou se concentrer sur les aspects de sa vie que l’on trouve positifs. Pendant dix minutes, j’écris et je me représente la personne que je désire devenir, ce qui m’inspire et je me fixe des objectifs sur ma carrière ou ma vie personnelle.

Quels sont les bénéfices ?

C’est mon shoot de motivation quotidien, ça m’aide à me rappeler ce que je veux faire, pourquoi je veux le faire et comment je vais le faire. Mais surtout ça m’aide à avoir confiance, à être déterminée et commencer ma journée en conquérante.

Bouger son corps

6h20 :Un peu de sport, ça ne fait pas de mal. Je déroule mon tapis et je m’y mets. Il n’y a aucune obligation : de dix minutes à une heure trente, du yoga au running, faites ce qui vous fait plaisir. Pour moi, ce matin, ce sera 25 min de renforcement musculaire et 15 min de yoga. Pour faire du sport, je suis le programme de Lucile Woodward, je vais à la salle ou j’utilise l’application Flexter.

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Crédit Photo © Lucile Woodward

Lire

7h00 : Je prends ma douche, puis je m’installe tranquillement pour finir le travail de la veille (en l’occurrence, cet article) tout en savourant mon petit-déjeuner. Je me prépare pour aller au travail et je prends 15 min pour lire (ce matin, c’était les journaux).

 

8h00 : je suis prête, fraîche et dispo pour aller travailler. Direction le métro.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Forcé de constater que je me sens hyper bien, je n’ai jamais été aussi productive le matin, j’ai tendance à lézarder et le fait d’être freelance n’arrange pas ce côté-là de moi. Je dors très mal en général donc les réveils sont toujours compliqués, mais là, en me couchant un peu plus tôt la veille, et mise en condition psychologique pour me lever tôt, tout s’est passé comme sur des roulettes.

Moi qui vais parfois au travail, la tête dans le sac, sans rien dans le ventre, je dois avouer que j’ai adoré cette matinée. Je me sens en forme, bien dans ma tête et dans mon corps, sereine pour affronter la journée. Ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Clairement, ça m’a fait du bien, je ne peux pas le nier, maintenant, il faut voir si c’est tenable au quotidien, c’est là où je doute un peu. Alors, prêts à vous lever plus tôt pour aller rencontrer la meilleure version de vous-même ?

C’était mon premier jour, je vais tester cette routine durant un mois et je vais vous dire les effets sur mon corps, mon mental, ma productivité. Si vous souhaitez le faire avec moi, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire avec vos impressions sur le blog ou sur Instagram.

Où trouver le livre ?

Sur Amazon ou la Fnac au prix de 16,95 euros .

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Crédit Photo © Le blog de Kat Horrocks