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C’est la St Valentin, oui et alors ?

Cher 14 février, tu es enfin là ! On va en bouffer toute la journée de cette vague d'amour (plus ou moins naturelle), l’occasion (ou l’obligation, en fonction du point de vue hein) parfaite pour signifier son amour à sa moitié, mais à quoi ça sert en vrai ?

Crédits Photos © GISELE IS NERDY

Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?

Fondamentalement, ça n'a aucun intérêt, si vous êtes bien dans votre couple, oh merveille, vous avez 364 jours par an pour le signifier à votre cher et tendre. À titre personnel, je n'aime pas cette convention qui s'est installée sans qu'on sache vraiment pourquoi d'ailleurs. Un cadeau fait toujours plaisir, c'est sur, mais ça sonne comme une injonction alors que cela devrait être naturel.

Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?
Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?

Tu n'y crois pas alors pourquoi tu fais ce post ?

Je me souviens avec précision de chaque parole qui a influencé ma vie... Les mots… Il y aurait tellement de choses à dire sur eux, ils sont d’une importance capitale, peuvent vous sauver, guérir, soutenir, encourager, mais aussi tuer, blesser, anéantir. On sous-estime leur pouvoir et leur influence dans nos vies.

J’ai la joie d'être amoureuse, intensément, de vivre ses instants qui vous donnent le sentiment que tout est possible, cette chaleur, cette joie permanente qui ne vous quitte plus, ce sentiment de sécurité, de paix.

L’amour est une notion volatile, qui va, vient, parfois s’installe, fait mal, vous donne des ailes comme vous met à terre, mais elle est belle, vivante, multiple. Alors aujourd’hui, j’ai juste eu envie de dire, je t’aime aux personnes qui comptent, qui font de mes journées des rayons de soleil, ces personnes grâce à qui je suis heureuse, les mêmes qui comblent mes maux avec leur amour pour moi.

Même si vous n’êtes pas en couple, partagez votre amour pour ces gens chers à votre cœur, laissez échapper vos sentiments à leur égard, ne vous retenez pas. Inutile de citer des noms, vous êtes peu nombreux et vous vous reconnaîtrez, mais je tenais à vous dire merci. Vous n’imaginez pas à quel point votre influence est positive dans ma vie, à quel point votre amour me remplit, à quel point vous aimer à mon tour me comble de joie.

Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?
Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?

Bon, au final, tu veux en venir où ?

S'il s'agit tout simplement de célébrer l'amour sous toutes ses formes, je dis oui. Aujourd'hui, j'ai un nouvel amour dans ma vie : ma fille, et quel sentiment incroyable...Alors à l’amour, aux sentiments, à l’amitié et à la famille. Je vous souhaite une joyeuse Saint-Valentin et une belle journée à toutes et tous !

Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?

Shop my style

Je me suis quand même prêtée au jeu de la tenue spéciale saint-valentin sachant qu'en réalité, c'est surtout une tenue parfaite pour une soirée ou un rendez-vous galant. Un look, simple élégant et pas cher : moins de 50 euros pour un look pointu grâce à des marques comme Asos et Babou, comment résister ? Après tout, il n'y a pas de mal à vouloir se sentir belle ! J'espère que ce look vous plaira.

Robe courte ASOS 15 € - Foulard - Escarpins BABOU* 15€ (similaire ici) - Boucles d'oreilles H&M 6€99

Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?
Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?
Pourquoi fêter la Saint-Valentin ?

Retour sur 2017 & Welcome 2018

On peut clairement dire que 2018 est à la porte, le temps file à une vitesse impressionnante ! Ça fait un peu peur de voir les années défiler comme ça, le temps me semblait plutôt long lorsque j'étais plus jeune et aujourd'hui, je ne sais pas, il m'apparaît comme insaisissable... Raison de plus pour en profiter.

Ce qui m'a marqué en 2017

2017 aura été une année ni extrêmement positive, ni foncièrement négative mais ce qui est sur, c'est qu'elle a été marqué par des moments de joie et de peine très intenses. Faire le bilan est toujours intéressant, pour avancer, s'améliorer, tirer des conclusions. J’ai eu envie de repenser à ces instants qui ont marqué mon année et j'espère que vous partagerez les vôtres également avec moi, si l'envie vous en dit.

Crédits Photos © GAELLE PHOTOGRAPHIE

bilan année 2017

Le blog prend du grade

2017 a réellement été un tournant dans  l'évolution du blog. Je pense désormais, avoir bien trouvé ma voie et son essence. Aujourd'hui, vous êtes environ 10000, chaque mois, à visiter le blog, c'est complètement fou pour moi qui, il y a un an encore, plafonnait à 3000 visites uniques mensuelles.

Cela traduit le fait que ce dont je vous parle, vous intéresse, est pertinent et vous est utile ! Cela s'accompagne aussi par une reconnaissance des marques et l'augmentation des opportunités pour moi. Par exemple, j'ai eu le plaisir d’organiser un meet-up pour vous rencontrer, vous mes lectrices, en compagnie d'autres blogueuses, l'occasion pour nous de vous couvrir de cadeau avec les marques qui nous font confiance. J'ai également pu retourner à Amsterdam, découvrir Bruxelles, faire des blogtrip géniaux.

Je suis réellement reconnaissante pour tout ça, vous êtes une vraie communauté derrière moi, avec qui j’échange régulièrement sur les réseaux sociaux ou en privé et ma plus belle récompense face au travail fourni, c'est vous.

Humainement parlant, j'ai fait de si belles rencontres aussi, autant du côté des blogueurs, que des marques. Il y a vraiment des gens incroyablement adorables et passionnés qui bossent derrière les marques et cette année a été très riche à ce niveau-là.

bilan année 2017
bilan année 2017

On s'est pacsé

Je me suis pacsé...une démarche spontanée que je n'avais pas prévu et qui finalement a beaucoup d'importance pour moi. Dans ma vingtaine, j'étais très fleur bleue, pour moi le mariage était indispensable. C'est à cette même période que ma relation de l'époque, prit fin après 5 ans, entraînant notre première année de fiançailles avec elle.

Ça été une grosse désillusion et un retour à la réalité brutal qui m'a littéralement dégoûté du mariage et retirer toute envie de me marier un jour. Le divorce de mes parents cette année est venu confirmer ma nouvelle philosophie selon laquelle, le mariage n'est pas une preuve d'amour et ne garantit aucun engagement.

Mon couple allait bien et je trouvais notre relation belle comme ça, et même si je souhaitais évoluer à terme, je ne me projetais pas du tout dans le mariage. Lorsque mon cher et tendre a souhaité que l'on se pacse, j'ai étonnamment dit oui tout de suite. Pourquoi ? Parce que je l'aime, tout simplement !

Mais aussi car c'était une démarche qui ne concernait que nous 2, ne demandait pas de faire participer qui que ce soit et que l'on avait pas l'obligation de partager, notre "truc à nous" . J'en ai peu parlé car ça nous appartient et j'en garde un merveilleux souvenir. J'ai de la chance d'avoir cet être humain incroyable dans ma vie, chaque jour, c'est un compagnon dévoué et un père formidable.

bilan année 2017
bilan année 2017

Un an de sleeve

En juin, cela faisait un an que j'ai subi une sleeve gastrectomie. Bilan ? - 45 kilos au compteur et une nouvelle vie ! J'ai tout dit à ce sujet, mais je compléterais juste en disant que si c'était à refaire, je le referais. Pensez à vous, et même s'il est bon d'écouter les conseils, ne vous laissez pas influencer dans vos choix lorsqu'il s'agit de votre vie. Vous pouvez retrouver sur le blog,  toute ma série d'articles expérience et conseils sur la sleeve.

Nous sommes devenu parents

Ma grossesse et l'arrivée de notre fille, ont été les expériences les plus incroyables de ma vie. Un bébé ardemment désiré mais prévu plutôt dans un an (voire deux), qui finalement s'est installé pour arriver en 2018, mais à pointer le bout de son nez en 2017. Je n'arrive pas encore à poser des mots sur tout cela, mais je pense vous faire bientôt deux articles, un sur mon accouchement et un autre sur la prématurité. Il y a eu pas mal de rebondissements, mais au final, quel cadeau merveilleux.

Je ne pensais pas qu'être mère me remplirait d'autant de bonheur, vraiment, ce que je ressens pour ma fille n'a pas d'égal. L'épreuve de la prématurité a aussi fait remonter des douleurs du passé que je croyais avoir dépassé pour finalement, me permettre de voir où se situe l'essentiel. Nous avons eu la chance de construire notre famille, notre bonheur et c'est tout ce qui compte. Ava, tu es sans aucun doute, notre petit miracle et notre force.

bilan année 2017

Mon bilan : lâcher-prise

Je prends les choses trop à cœur, ce qui m'empêche souvent de voir la réalité en face. Même si les années m'ont permis d'apprendre à avoir confiance en moi, ça reste un travail quotidien. Aujourd'hui, j'ai la maturité nécessaire pour admettre que j'ai toujours couru après la reconnaissance, le respect et l'amour des gens qui comptait pour moi, quitte à m'oublier et me perdre.

Les liens du sang avec certaines personnes, m'ont fait penser que j'avais l'obligation de les inclure dans ma vie même s'ils ne m'accordaient aucune valeur, ma loyauté et mon affection envers certains amis, m'a donné l'impression que s'ils me faisaient du mal, c'est sans doute parce que je n'étais pas à la hauteur.

Ce sentiment de culpabilité, ce sentiment de constamment devoir être là pour tout le monde, de prouver, de tout pardonner, c'est terminé. Dans l'épreuve et la douleur, 2017 m'a montré une nouvelle fois, qu'il ne fallait pas compter sur les autres pour faire notre bonheur, nous soutenir, nous comprendre et surtout qu'il ne fallait rien attendre de qui que ce soit, si ce n'est de nous-mêmes.

Fini, les gens toxiques, que ce soit dans le blogging ou dans la vraie vie, peu importe que ce soit des personnes de ma famille, des proches, des relations professionnelles, je dis stop aujourd'hui. Rien ne nous oblige à s'infliger cela, dès que l'on sent son existence se ternir à cause de ces gens, il faut fuir.

Je n'ai plus aucun scrupule à me protéger des gens nocifs, peu importe leur lien avec moi, je ne peux plus l'accepter, et cela, pour une raison simple : je veux montrer l'exemple à ma fille. Lui montrer qu'il faut savoir prendre position, assumer ses choix, penser à soi, se respecter tout en respectant les autres et ne laissez personne, nous donner l'impression qu'on ne compte pas.

C’est un cheminement personnel difficile, que je commence depuis peu, car 2017 a été marqué par de nombreuses déceptions amicales, familiales et professionnelles qui m'ont affecté au-delà de ce que ça aurait dû. Cela a entraîné une grande solitude, qui d'ordinaire ne m'aurait pas gêné, car je suis très indépendante et souvent, j'apprécie qu'on me laisse tranquille, mais en cette année charnière pour moi, cette fois-ci, ça m'a pesé et quelque part, brisé. Mais je ne crois pas que ces mêmes personnes se soient senties aussi mal que moi, alors pourquoi je devrais continuer à en souffrir ?

Rompre les liens avec ces gens qui n'ont ni estime, ni respect pour moi, eh bien ça m'a donné de l'air, bien que ça me coûte. Je retrouve ma respiration, mes repères, mes envies. Mon rôle de mère et de femme, voici ce qui m'habite et compte plus que tout aujourd'hui. C'est un bonheur sans nom et cela vient effacer tout ce qui a pu être négatif cette année. Mon conjoint m'a révélé, ma fille m'a bénie, la vie prend un nouveau tournant !

Shop my style

Quoi de mieux qu'un look avec ma fille pour illustrer cet article "Throwback 2017" ? Tenues chaudes et décontractées comme toujours ! Le froid qui se fait bien sentir, mais je trouve encore un peu de motivation à mettre le nez dehors. J'ai la chance de vivre dans un quartier qui a parfois des allures de village et où je prends beaucoup de plaisir à me promener.

Petites bottines de chez Babou, inspiration Chloé (l'un de mes créateurs préférés) et qui font franchement leur petit effet ainsi que ce manteau H&M, que j'ai étonnamment aimé. Je dois dire que j'ai un souci avec le rose, en effet, d'un vêtement à un autre, cette couleur peut m'exaspérer autant que je peux l'adorer... Bizarre, je sais.

Avec un bébé, désormais, je dois sortir avec pas mal de choses et heureusement que mon sac à langer Laessig de compétition est là. Aussi stylé que pratique et fonctionnel ! Plus besoin de traîner le sac à main, ce sac tendance est parfait pour toutes les fonctions. Concernant Ava, je suis trop fan de son petit gilet nounours, aussi de chez Babou et ces petits chaussons (offerts par ma Dounia) sont signés Petit Bateau et ça m'a donné envie de me pencher un peu plus sur cette marque pour les enfants.

Pour conclure, j'ai bien l'intention en 2018, d'aller au bout de mes ambitions et mes envies, quel quels soient, je vais continuer à apprendre dans mon rôle de mère et surtout, j'espère que vous serez encore là pour me suivre. Merci infiniment pour tout ce que vous me permettez de réaliser, ce blog, c'est ma bulle d'air, de kiff, d'exceptionnel et rien ne serait possible sans vous. Rendez-vous l'année prochaine.

Moi : Manteau H&M (50 € au lieu de 100 €) - Jean H&M - Boots BABOU* (25 €) - Sac à langer LASSIG* (130 €) - Pull H&M
Ma fille : Gilet "petit ourson" BABOU* (5 €) - Pyjama VERBAUDET- Chaussons PETIT BATEAU* - Bonnet (confectionné par sa grand-mère de cœur)

bilan année 2017
bilan année 2017

Au fait, je vais devenir maman

Devenir mère... J'avais encore du mal à réaliser jusqu'à ce je vois sa bouille et entende son cœur, mais c'est bien réel. Vous êtes déjà nombreuses à l'avoir remarqué sur les réseaux sociaux, mais je n'ai jamais été explicite et claire sur le sujet. Alors oui, un petit être humain s'est confortablement installé et on l'attend avec impatience.

Crédits Photos © POUSSINEGAELLE PHOTOGRAPHIE

À mon tour de devenir mère

Ces dernières années ne m'ont pas fait de cadeaux, à plusieurs niveaux. J'ai toujours fait le maximum pour avancer avec courage, optimisme et foi, mais ça été difficile par moments.

Je doutais de voir un jour un peu de d'accalmie dans ma vie, même si je faisais, ce que je pouvais, pour me contenir, en essayant de me donner à 3000 % dans ce que j'aime. J'ai passé 2017, en remettant ma confiance en l'avenir, en Dieu, en moi et je dois dire que j'ai été plutôt bénie.

L'un des éléments qui ont été décisifs dans le fait que je sois opéré d'une sleeve, c'est mon désir de maternité. Il était inconcevable pour moi, d'avoir un enfant dans de mauvaises conditions de santé et donc de mal vivre cette grossesse. Il y a certes des femmes obèses qui vivent des grossesses sans soucis, mais de manière générale, ce sont des grossesses à risques.

J'avais mis en pause ce désir et ce rôle que j'avais tant envie d'endosser, je me disais que le temps ferait son œuvre, si je prenais soin de ma santé et mon corps. Le lendemain de mon PACS, c’est une jolie surprise qui nous est tombé dessus (difficile de faire mieux comme cadeau) .

C'est un bébé tant désiré, par son papa, par moi ! Un cadeau qu'on espérait pour les années à venir et qui finalement à pointer le bout de son nez rapidement. Un joli signe de la vie, qui nous montre qu'il faut toujours rester positif mais surtout qu'il faut laisser du temps, au temps.

Une nouvelle vie

Encore quelques mois à patienter pour voir cet être que l'on aime déjà tellement fort sans même l'avoir rencontré. J'aimerais déjà y être, mais il faut laisser faire la nature !

Concernant le blog, rien ne changera. Il ne deviendra pas un blog maman, mais comme toujours, il s'adaptera à ce que je vis et la grossesse en fait partie. Je suis sure que certaines d'entre vous seront concernées ! Merci à toutes celles qui m'ont envoyé un petit message via les réseaux sociaux, ça me touche beaucoup.

On espère que tout va bien se passer et je vais faire tout ce que je peux pour bien te couver. On a hâte de te rencontrer petit cœur.

Devenir mère, la première grossesse
Devenir mère, la première grossesse

Et si on prenait un moment pour soi ?

Le manque de temps ! L'ennemi public numéro 1 lorsque l'on veut prendre du temps pour soi. On est littéralement envahie par le manque de temps mais il va falloir en trouver les amis.

Le travail, le stress, la famille, les amis, les responsabilités, on s'y perd corps et âme mais il nous faut parfois prendre du recul et s'accorder des moments d’égoïsme.

Femme, mère, amie, sœur, petite amie, working woman, l'équilibre est parfois difficile à trouver mais on est des femmes, on peut le gérer en nous autorisant des instants de calme. Comment être au top, si on ne pense pas à nous?

Comment profiter de son temps libre et prendre du temps pour soi

Prendre du temps pour soi : petite routine

Tous préoccupés que nous sommes par nos conjoints, enfants, parents, amis, collègues, nous nous oublions parfois nous-mêmes, et finissons par croire que nous n’existons que dans la relation aux autres. Glandouiller, regarder un film, lire, se faire des soins, éteindre son téléphone, écouter de la musique, on peut imaginer différentes manières de se détendre.

Se mettre dans l'ambiance

C'est tout en contexte de se mettre bien et ce que j'adore faire, c'est allumer des bougies. J'ai besoin que ça sente bon chez moi, que ce soit chaleureux. Préparation de mon thé préféré, le Lov Organic fruits rouges, je me cale confortablement sous mon plaid et je mets une playlist de Jazz. Le dernier album que j'ai écouté, c'est celui de la bande son du film Lalaland, je ne vous raconte pas le bien que ça fait ... Plusieurs heures juste à profiter de ce moment suspendu de bien-être.

Lire

La lecture est assez reposante et depuis quelque temps, j'ai du mal à finir un ouvrage en entier, mais c'est ma mission du moment. J'adore ça et on fait de jolies découvertes parfois ! Il y a peu, je suis allé à la Fnac et j'ai fait une razzia en choisissant les livres qui m'attiraient juste au titre. En ce moment, je suis sur Délivrances de Toni Morisson celui-là, et vous que lisez-vous ?

Allumer son écran

En grande cinéphile, c'est vraiment quelque chose que j'adore faire, je peux regarder deux voir trois films dans la même journée. Quand, je suis off, des films cool, léger, divertissant et qui ne font pas trop travailler les neurones sont parfaits. Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu, Les Tuches, Juno, Crazy Stupid Love, vous avez un large choix.

Instant beauté

On éteint le téléphone, on sort le pyjama, le gros pull, et bonjour les gommages et masques ! Accompagnez d'un bon chocolat chaud et d'un goûter sucré, pas si compliqué, vous voyez. Je vous conseille les masques unidoses de chez Hema, pas plus de 2€, agréables et efficaces.

Crédits Photos © GAELLE PHOTOGRAPHIE

Comment profiter de son temps libre et prendre du temps pour soi
Comment profiter de son temps libre et prendre du temps pour soi
Comment profiter de son temps libre et prendre du temps pour soi
Comment profiter de son temps libre et prendre du temps pour soi

T’as pas envie d’être plus heureuse ?

Si vous avez un caractère similaire au mien, votre bonheur, votre bien-être a souvent dépendu des autres : de votre famille, de vos amis, de votre compagnon, vos réussites et bien sûr quand vous faites larguer, qu'un ami vous trahi ou que vous ratez quelque chose, votre monde s'écroule.

Et si on changeait un peu cela et qu'on devenait notre propre meilleure amie ? Si on faisait de notre bonheur, une priorité sans rien attendre des autres ? S'il y a bien des choses que j'ai apprises en 27 ans, c'est qu'on est jamais mieux servi que par soi-même, que personne ne prendra soin de nous si on ne le fait pas et qu'il ne faut rien attendre des autres.

Aucune résolution pour 2017, mais cette envie de me détacher un peu des autres, d'être égoïste et de cesser d'attendre des gens ce que je peux m'apporter à moi-même, toute seule. Voilà quelques petites choses que j'applique déjà au quotidien où que je compte mettre en place, pour être plus heureuse, seule.

Crédits Photos © THE LIBRARIAN CHIC

Conseils pour être plus heureuse dans la vie
Conseils pour être plus heureuse dans la vie

On lance la happyness therapy

Etre moins naïve

Mon plus grand défaut ! J'ai tendance à croire à peu près tout ce qu'on me dit dès lors que ça ressemble à un compliment. On a tellement envie d'entendre des belles paroles sur soi qu'on en oublie de faire le tri entre la sincérité et le reste. Malheureusement, ça m'a joué des tours plus d'une fois. Je vais donc essayer de croire en moi et de me complimenter moi-même avant d'attendre que cela vienne de quelqu'un d'autre.

Prendre du temps pour soi

C'est la chose plus difficile à faire en ce qui me concerne. J'ai l'impression que ça me fait perdre du temps alors qu'en réalité, si je m'occupais un peu plus de moi, je serais sans doute plus efficace dans pas mal de situations. Et puis surtout, je n'aime pas faire les choses seules, je préfère partager des moments avec les personnes que j'apprécie. Il nous faut pourtant apprendre à ne se préoccuper que de soi, et à apprécier ces moments. Cette attention que j'accorde constamment aux gens que j'aime, je vais essayer de la rediriger un peu plus sur moi et d'en profiter.

Apprendre à se connaitre

Un travail de longue haleine et qui je crois se fait un peu tout au long de notre vie. On doit apprendre à se connaître vraiment, sous toutes les coutures, mais surtout, on doit apprendre à s'apprécier. On apprécie bien les gens qu'on aime pour leurs qualités et leurs défauts, pourquoi on ne ferait pas la même chose envers nous-même ? On doit apprendre à aimer et respecter qui on est pour pouvoir se sentir bien, toute seule.

Vivre ses propres expériences

J'essaie de le faire depuis quelques années. J'apprends à vivre seule, à avoir des projets, à me lancer des challenges, à vivre des expériences juste pour moi. Ça développe l'indépendance et l'autosuffisance, mais surtout ça m'a permis de me valoriser. Il y a beaucoup de choses que je n'aurais pas faites ou tenter sans cela, je trouve que c'est encourageant et gratifiant.

Alors, on s'y met ?

La blague du jour … J’ai 27 ans

Je fais partie de celles, et ceux qui prennent un tarif dès le début de l'année. À peine, le temps de fêter la nouvelle année que direct, j'en prends une de plus. Bon, on va passer sur le côté mégalo de la chose, tout le monde s'en fout un peu que j'ai 27 ans en vrai, mais peut-être est-ce l'occasion de partager des petites choses avec vous.

Clairement, je ne sais pas à quoi doit ressembler une fille de 27 ans, et puis c'est quoi cet entre-deux complètement naze ? Tu es deux ans après tes 25 ans, tu te sens fraîche et toujours au top, puis tu te rappelles soudainement que tu es aussi à 2 ans de tes 30 ans (Pourquoiiiiiiiiii ?) .

Ok drama queen, tout va bien, tu grandis, tu vieillis un peu (mais personne ne le remarque, à ce qu'il parait, c'est parce que je suis noire) mais surtout, tu es bien forcée de constater que quand même, c'est une période charnière de ta vie.

Est-ce que je dois être plus responsable ? Je l'ai toujours été enfin. Est-ce qu'il faut arrêter de boire ? On en parlera un autre jour. Est-ce que je dois être au top de ma carrière ? Mais arrêtez heeuuu, je n'ai que 27 ans. Tout le monde s'attend à ce qu'à l'approche de la trentaine, on soit à un certain stade mais laissez-nous tranquille !

Avoir 27 ans aujourd'hui
Robe de soirée bleu marine ASOS
Avoir 27 ans aujourd'hui

Le cap des 27 printemps

Alors quand même, je dois bien avouer que j'ai des envies, des projets, que j'avance et que bien sûr, aujourd'hui, j'aimerais voir certaines choses se réaliser, mais surtout, on apprend beaucoup de choses en 27 ans, sur la vie, les autres, sur qui on est, sur ce qu'on veut.

J'ai des ambitions professionnelles, autant dans la mode que dans le social et je crois qu'aujourd'hui, j'ai la maturité nécessaire pour me lancer complètement mais surtout réussir. Il y a aussi cette envie furieuse depuis des années maintenant d'aller vivre au Canada et je me suis enfin décidé à faire les démarches nécessaires, ça suit son cours.

Plus personnellement, comme beaucoup de femmes, je pense, j'espère revivre une belle histoire d'amour (marshmallow grillé bonjour, une énorme licorne est en vue), ben oui que voulez-vous, je n'y échappe pas. Cela va de paire avec mon envie d'être mère, c'est en moi, c'est là depuis des années et j'ai hâte que ça arrive, lorsque ce sera le bon moment.

Passer un cap quand on a 27 ans
Avoir 27 ans aujourd'hui

Aujourd'hui, je ne suis pas comblée, mais j'aime la vie, ma famille est là et va bien, j'apprécie le fait de pouvoir switcher quotidiennement entre le fait d'être assistante sociale et le fait d'être blogueuse.

Revivre ! C'est ce que je ressens depuis que je vis à nouveau dans Paris, je me sens chanceuse d'avoir construit une famille amicale comme la mienne (vous faites de moi une meilleure personne et pour certains, vous avez changé ma vie, merci), j'aime le fait de ne marcher que 10 min pour aller faire mes courses.

Oui, j'ai perdu 37 kg, ça n'a pas été facile et je suis heureuse d'avoir fait ce choix-là, pour mon avenir. Car oui avoir du poids en moins ça déchire grave et être obèse, ben c'était chiant et parfois douloureux.

Bref, la vie est cool les amis et j'espère que cette 27e année sera encore riche de rencontres, de projets et remplie d'amour. Et pour celles, et ceux qui n'avez pas encore capté, je suis née en 1990 🙂

Crédits Photos © SYANA FROM PARIS

Avoir 27 ans aujourd'hui
Avoir 27 ans aujourd'hui
Avoir 27 ans aujourd'hui

Robe CLUB L - Body "1990" H&M - Escarpins ASOS

Cultive ta différence

Fais la différence ! C'est ce que mes parents me répètent depuis qu'on vit en France, pour tout ce que j'entreprends, pour qui je veux être. C'est ce que je pense, à chaque fois que je suis en colère, que j'ai mal, que j'ai envie de faire appel à ce qu'il y a de plus violent en moi. J'essaie également de faire résonner cette petite injonction dans ma tête, dans chaque action du quotidien.

Aider une personne âgée à monter les escaliers, laisser une femme enceinte s'asseoir à ma place dans le métro, adresser un bonjour à un sans-abri. Oui, nous pouvons tous faire la différence à un moment donné, de par nos actions, mais aussi en assumant qui on est.

#Fais la diff, une marque française porteuse d'un message

Cette petite phrase, c'est également une jeune marque française de streetwear, mais surtout, deux amis qui partage les mêmes valeurs, la même ambition, le même amour pour la mode donc bien sur, lorsque la marque m'a contacté, j'ai été ravie, car je trouvais le concept vraiment au top. Utiliser des personnalités célèbres qui ont justement su, faire la différence et des phrases coup de poing, pour vous permettre d'exprimer votre voix, il n'en fallait pas plus pour me séduire.

#Fais la diff propose des sweats, des débardeurs, des tees à l'effigie de certains grands de ce monde dans différents domaines (sport, musique, politique, culture). Vous pourrez également trouver des accessoires comme des bonnets ou des casquettes, tout est sur la boutique en ligne.

J'ai choisi le pull Queens, qui représente quelques-unes des plus grandes artistes de rap, pop et r&b afro-américaines de notre siècle, des femmes fortes, puissantes, talentueuses. Certaines ne sont plus là, mais leur aura demeurent, cela m'a donné envie de m'exprimer sur un sujet complexe qui est le racisme et plus largement, comment vit-on, le fait d'être étranger en France.

Crédits photos et vidéo : Tresffun (merci d'avoir mis ton talent à mon service)

Fais la Diff, marque française de sweat
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Faire entendre sa voix

Je ne suis pas née en France, mais j'y ai grandi. Comme j'ai la nationalité française, on me qualifie de Française, d'origine camerounaise. Pour moi, je suis une Camerounaise, qui vit en France. La question de l'identité et de l'appartenance, sont des sujets complexes dans lesquels je ne vais pas m'aventurer ici et qui mériteraient un article à eux seuls, mais j'ai fait un constat.

Quoique que j'ai pu accomplir et quoi que je fasse, ce ne sera jamais suffisant, je resterais une invitée en France, du moins c'est le sentiment que j'ai. Je ne suis pas une victime, je ne reproche rien à personne, mais derrière les sourires, se cache également un racisme banalisé qui n'est pas reconnu et qui fait mal.

Pourtant, on peut dire que je fais partie des étrangers "intégrés", ma mère est directrice d'une maison de retraite, mon père est ingénieur, je m'habille autant à "l'Occidentale", qu'à "l'Africaine" , je n'ai pas d'accent, j'ai plus de diplômes supérieurs que je n'en ai réellement besoin, ma petite sœur est championne d'Europe de handball, mon petit frère a monté un projet entrepreneurial brillant pour lequel il a été récompensé.

Pourquoi la différence serait un problème ?

Je suppose que c'est ça un "étranger convenable", non ? On peut dire qu'on a tous fait pour que rien ne nous soit reproché, pour contribuer positivement, pensant que cela suffirait, qu'être étranger ne comptait pas, que l'important, c'était nos actes. Malheureusement, une bonne partie de la France ne m'acceptera jamais et le problème ce n'est pas moi, Nathalie, c'est moi, la Noire.

Il m'arrive encore d'être insulté dans la rue, qu'on me crache dessus en me disant rentre dans ton pays, qu'on se lève de son siège et change de place dans le RER lorsque je m'assois, qu'on m'affirme que je n'ai pas à m'exprimer, car je ne suis pas chez moi. Oui, tout cela s'est produit au cours des 6 derniers mois.

J'ai essayé d'organiser ma pensée pour trouver les bons mots, ne pas m'éparpiller, mais je dois admettre que je suis émue, car c'est un combat. Chaque jour, je combats la haine des autres, mais je lutte également contre ma propre colère, pour ne pas tomber dans ce que des gens malveillants aimeraient tant voir, à savoir, une guerre fratricide en France. N'en déplaise à certains, nous sommes tout égaux, car tous des êtres humains.

Je comptes, tu comptes, tout compte - " Powerful " by Jussie Smollett et Alicia Keys

Peu importe qui on est, d'où on vient, on a tous quelque chose à apporter et j'aimerais donner au monde ce qu'il y a de meilleur en moi, pas la partie de moi qui souffre. Peut-être est-ce à nous, notre génération, de montrer que la différence, quel qu’elle soit (handicap, couleur de peau, langue, culture, quartier, homme, femme, etc ...) ne doit pas engendrer systématiquement la peur, la haine et peut être vecteur de richesse.

Je suis fière de tout ce qui me caractérise, pourquoi devrais-je en avoir honte ? Je ne veux plus m'excuser d'être cette personne aux multiples facettes. Soyez la meilleure version de vous-même et inonder le monde de vos compétences, de votre richesse, de votre talent, faites la diff.

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Article en collaboration avec FAIS LA DIFF

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Puisse le sort, vous être favorable

Hunger Games est sans doute une de mes sagas littéraires préférées après Harry Potter, sans doute parce que je me reconnais un peu en Katniss Everdeen. Elle est l'héroïne principale des livres paru en 2008 sous la plume de Suzanne Collins. Une adolescente classique devenu malgré elle le symbole d'une rébellion et une source d'espoir pour tout un peuple.

Hunger Games rencontre Noisy-le-Grand

J'ai juste adoré le premier volet cinématographique et suite à cela, j'ai acheté tous les tomes et je les ai littéralement dévorés. Katniss me fascinait, elle est complexe, désinvolte, entière, elle m'inspirait un profond respect, de la puissance. Elle se retrouve dans une aventure qui la dépasse et y va tête baissée.

Énormément de plans dans le film sont magnifiques, avec des décors à coupé le souffle et à ma grande surprise, l'une des scènes emblématiques du dernier volet a été tourné en France, à Noisy-le-Grand. J'ai découvert cela sur le blog de ma copine Héra, au détour d'un de ces articles et j'hallucinais complètement en voyant les photos, il fallait que j'y aille.

Cet endroit est vraiment à part, je ne pense pas que j'aimerais y vivre mais il s'y dégage clairement quelque chose de très particulier. Une atmosphère, une aura, je ne sais pas, je me suis retrouver projeter dans le film.

Crédits PhotosMarine Blue

Katniss

Katniss est quelqu'un de secret, solitaire, protectrice avec sa sœur et dure avec les hommes mais néanmoins forte et courageuse. Elle a peu d'amis, mais n'hésite pas à se battre pour eux, voire à se sacrifier pour les personnes qui lui sont chères.

Elle a beaucoup de difficultés à s'attacher, faire confiance et encore plus à montrer ses sentiments. Sans compter son côté antipathique qui la rend complexe aux yeux des autres. Sur pas mal de traits de caractère, on se ressemble, c'est un personnage que j'aime beaucoup.

J'ai appris avec le temps, que ma loyauté, ma sensibilité et ma sociabilité, n'étaient pas un fardeau. Alors oui, si vous êtes comme moi, vous prenez des risques en amitié et vous êtes régulièrement déçu, vous vous barricadez derrière le mur de Berlin en amour.

Vous souffrez, souvent, vous avez tendance à vous isoler quand ça devient insurmontable, mais, vous vivez aussi, des grands moments de joie justement parce que vous vivez tout intensément. On est peut-être un peu plus vulnérable que d'autres, mais on fonce, on est entier et surtout, on ne compte pas.

" On connait l'utilité des fesses quand il faut s'asseoir " - Proverbe camerounais

Il y aura toujours des gens pour profiter de vous, des parasites, juste là pour prendre ce qu'il y a de meilleur en vous dans leur intérêt, mais vous êtes plus forts que ce que vous pensez.

C'est ce que m'inspire Katniss, de la force, du courage, de la détermination. Elle se retrouve dans une aventure qui la dépasse, ne se rend pas compte de ce dont elle est capable, mais fonce et finira par prendre conscience de sa destinée et son potentiel.

Votre instinct va s'affûter, vous allez réussir à faire le tri entre le vrai et le faux et tous ces moments où vous avez douté de vous, de votre capacité à réussir, à être fort, toutes vos erreurs de jugement sur les gens, s'effaceront et ne seront plus qu'un mauvais souvenir.

the crazy soprane sur le lieu de tournage du dernier volet d'Hunger Games
the crazy soprane sur le lieu de tournage du dernier volet d'Hunger Games

Merci à Marine de m'avoir suivie jusqu'à Noisy-le-Grand ( on a un peu galéré à trouver quand même) et d'avoir compris mon état d'esprit pour ces photos.

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Mon histoire avec mon poids

Ce sera sans doute, l’article le plus long de ce blog. J’espère que vous avez du temps car je vais vous raconter mon histoire dans les grandes lignes, vous comprendrez pourquoi je le fais à la fin de ce post.

14 ans

En surpoids, je l’ai toujours été, c’est morphologique, c’est moi. Je ne me suis jamais sentie gênée par mon corps bien que consciente de mon surpoids. Mes parents ont commencé à me faire des réflexions, mais ça ne comptait pas, parce que personnellement, je me sentais bien dans mes baskets. Puis j’ai eu une prise de conscience assez violente.

J’ai le béguin pour mon meilleur ami de l’époque. On se connaît par cœur et il me semble évident qu’on est fait pour être ensemble (j’avais 14 ans soyez indulgent), ça ne se fait pas et c’est mon premier chagrin d’amour. Il n’évoque pas le côté physique, mais je suis tellement vexée que je ne vois que ça comme argument valable à son refus (on est toujours ami ne vous inquiétez pas, Thomas, je t’aime mon chéri).

Le second événement a été le sport. J’ai commencé le handball à 7 ans et en grandissant, j’ai commencé à nourrir certaines ambitions de haut niveau. J’ai intégré plusieurs sélections départementales et régionales, mais lorsque j’ai voulu monter d’un cran, en intégrant un pôle espoir, mon entraîneur de l’époque m’a dit clairement que j’avais du talent, mais que je n’avais aucune chance d’aller plus loin si je ne perdais pas du poids. Ça m’a profondément blessée et à ce moment-là, je suis devenue extrêmement complexée, le poids est devenu une obsession.

16 ans

J’ai perdu 20 kilos en 8 mois, je quitte la province pour Paris et je réalise mon rêve, en intégrant un centre de formation handball. Le sport-études, c’est 10h de sport et 2h de musculation par semaine, je stabilise mon poids. J’ai des rondeurs, mais elles sont bien placées, je suis bien foutue comme on dit. Pour parfaire le tout, je tombe amoureuse et je mets de côté ce régime qui a été une vraie épreuve pour moi. J’affiche 70 kilos pour 1m62, je me sens bien.

18 ans

Ma « carrière » n’évolue pas comme je l’imaginais, la concurrence est rude, je suis arrogante et je ne me remets pas en question. Le lycée n’est pas ma priorité, je passe plus de temps avec mon chéri et aux entraînements que devant mes livres et là, ça commence à dérailler. Petite fracture de la clavicule, luxation de l’omoplate, je rate mon BAC au rattrapage et j’arrête le handball d’un coup, mon monde s’écroule.

Je suis en deuil de cette passion à travers laquelle je vivais depuis petite alors naturellement, je reprends du poids et je vis tout cela comme un échec. Je me vois regrossir, mais je souffre tellement que je m’en fous, après tout, j’ai toujours été grosse, c’est plutôt le fait d’être fine qui me semblait bizarre. Je suis toujours amoureuse, encore plus qu’avant, il est là, m’aime toujours malgré ma prise de poids, je me sens la plus belle dans ses yeux.

Après une année loin de Paris pour redoubler ma terminale, j’obtiens mon BAC et je suis de retour à Paris. Je retrouve mes amis, mon chéri, mon environnement, mais le mal est fait. Je n’ai plus confiance en moi, je me sens minable, je me dégoûte. Je perds confiance aussi en mon compagnon, il change, s’éloigne, ce n’est plus pareil.

21 ans

Après quatre ans et demi, il me quitte. Je suis perdue, je n’ai plus aucun respect pour moi-même et là, c’est la descente aux enfers. Je suis dans ma dernière année d’études pour devenir assistante sociale et je sombre lentement dans une dépression. Malgré tout, j’arrive à avoir mon diplôme et j’essaie de guérir de cette relation. J’ai repris la moitié du poids perdu lors de mon adolescence, je ne fais plus de sport. J’entre dans la vie active, mais je suis très renfermée, à fleur de peau, constamment en colère. Ma souffrance intérieure s’intensifie, tellement que ça en devient inquiétant, mon entourage a peur pour moi et moi aussi. Ma deuxième année de travail se passe mal, je vis un harcèlement moral par certains de mes collègues qui aggrave ma dépression, je perds le contrôle et je deviens boulimique. Les crises s’enchaînent et s’alternent avec des périodes de régimes, de jeûne et de frénésie de sport, j’essaie de faire bonne figure.

23 ans

J’ai repris tous mes kilos, avec 10 kg en plus, je me sens vraiment mal dans mon corps, mais malgré tout, je suis de nouveau en couple, cette relation me fait un bien fou, j’hallucine complètement qu’il m’aime, mais il me dévore des yeux et ça fait du bien à mon ego. Je commence à me dire que je dois avancer et régler ce qui ne va pas chez moi.

J’ai besoin de faire des changements, alors je passe une audition pour une chorale de gospel (je suis prise et ça été 2 ans de plaisir immense) , j’ouvre mon blog (une belle aventure qui continue), je commence un nouveau régime, mais ça ne m’aide pas, il est drastique et frustrant. Mon médecin généraliste me conseille de consulter un psychologue, je fais de la résistance, mais je décide finalement de pousser la porte d’un cabinet. Le médecin me parle également de chirurgie bariatrique, mais je me braque, je peux perdre du poids toute seule, je ne m’abaisserais pas à faire ça.

24 ans

Je porte un regard neuf sur moi, le blog m’a changé, la thérapie se poursuit et me fait un bien monumental. Je suis désormais célibataire alors je décide de tout changer. Je trouve un nouveau poste qui me plaît et commence à germer en moi l’idée de me consacrer à ma passion pour la mode. Dans la foulée, je reconsidère mon avis sur la chirurgie mais je n’y connais rien, je n’ai aucune information alors je consulte tout de même un chirurgien, juste pour avoir un avis.

La consultation se passe bizarrement, j’ai le sentiment qu’il m’a dit ce que je voulais entendre et pour couronner le tout, ni ma famille, ni mes amis ne me soutiennent alors je laisse tomber. Je me rends alors compte que je n’envisageais pas la chirurgie pour les bonnes raisons et que je devrais commencer par arrêter de m’auto-flageller. Je décide de faire la paix avec moi-même et d’accepter le fait d’être obèse. Après tout, je suis comme je suis, au nom de quoi devrais-je changer ?

25 ans

Je me sens beaucoup mieux, j’ai grandi, évolué, je profite de la vie. Je vis des expériences de folie avec le blog, je voyage, je me prends moins la tête. Je me trouve belle et je n’en doute plus. Je cherche un poste d’assistante sociale à mi-temps et je me mets à mon compte en tant que community manager et rédactrice web freelance. J’ai enfin le sentiment de me retrouver un peu, d’être entière.

Et aujourd’hui à 26 ans ?

La thérapie m’a permis de comprendre pourquoi j’étais obèse et la médecine m’a permis de comprendre pourquoi j’étais trés malade ces derniers temps mais aussi pourquoi je ne perdais pas de poids (alors que depuis un an, je fais 3h de sport par semaine et que j’ai fait un rééquilibrage alimentaire, résultat 6kg perdu seulement en une année). Quoique les gens disent, ils ne sauront jamais mieux que vous ou un médecin, ce qui est bon pour vous. Si je vous raconte tout ça, c’est pour vous dire de ne pas abandonner, de croire en vous, d’être fière de qui vous êtes et surtout d’agir pour vous.

Après après avoir travaillé dur pour savoir qui j’étais et m’accepter, un nouveau problème a surgi : la santé et je ne m’y attendais vraiment pas. Jusque là, ça n’avait jamais été présent, même plus jeune, je faisais plus de sport que personne avec des kilos en trop et je n’avais aucun problème de santé. Je suis arrivée à un point de rupture, j’ai senti mon corps déraillé et m’interpeller.

Je suis la fille qui s’occupe de tout le monde sauf de moi et je crois que là, il a voulu me dire, ma grande, va falloir te poser vraiment. En ce qui me concerne, régler mes problèmes de santé passe par la chirurgie. Ce n’est pas ni une évidence, ni la facilité et c’est encore moins, un choix désespéré comme j’ai pu l’entendre, ni le choix de la dernière chance. Cette intervention n’est pas sans conséquence, comme toute opération chirurgicale, ça comporte des risques. J’ai hésité, j’ai beaucoup cherché, je me suis renseigné, j’ai échangé avec mon entourage, j’ai consulté 3 chirurgiens pour croiser les avis. J’ai peur, c’est angoissant, je me questionne.

Mes rondeurs ne me dérangent pas, c’est tout le reste qui est problématique. Et si je ne m’aime plus avec des kilos en moins ? Et si je ne me reconnais plus ? Et si il m’arrive quelque chose durant l’intervention ? Et si ça se passait mal et que ça m’apportait encore plus de problèmes de santé comme j’ai pu le voir sur d’autres personnes ? Et si, et si ….. Il n’est plus temps de pinailler mais de prendre soin de moi, je ne pourrais jamais tout maîtriser. Mais c’est justement parce que j’ai travaillé sur moi ces 2 dernières années que je suis en capacité de le faire en toute conscience. On n’est pas prophète chez soi alors même si tout le monde se permet de vous donner son avis, n’écoutez que votre cœur ainsi que les professionnels de santé. Je choisis la vie, la santé, mon désir d’être mère, des nuits de sommeils normales où mon apnée ne risque pas de me tuer, un cœur qui va bien et qui ne risque pas de s’arrêter, un dos et des jambes qui pourront me porter sans souffrir, la liste est longue.

Si vous pensez que la chirurgie réglera vos problèmes émotionnels liés à la nourriture, que le parcours est simple et que tous les chirurgiens acceptent de le faire, vous faites une grossière erreur, vous courez droit à l’échec et la chirurgie ne vous apportera rien sauf de vous faire charcuter inutilement. Je ne conseille à personne de faire de la chirurgie bariatrique, mais je vous conseille d’aller voir un médecin ainsi qu’un psychologue, si vous sentez que quelque chose ne va pas, autant sur le plan physique que psychologique parce que ça commence par là. Bien heureusement, tout le monde ne doit pas passer par la chirurgie, mais parfois ça fait partie des options qui peuvent vous sauver la vie.

J’ai souhaité être transparente avec vous, qui me lisez et me suivez depuis plus de 2 ans maintenant car je ne compte pas me cacher. Vous aller me voir, changer, évoluer et il me semblait normal que vous sachiez pourquoi. Ça va être un nouveau parcours d’acceptation de mon image et j’espère que j’y arriverais. Pour celles qui s’interrogent, souhaitent avoir des conseils ou veulent juste partager leur histoire, n’hésitez pas à laisser un commentaire et exprimez-vous !

J’ai la chance d’être accompagné par l’un des meilleurs professeurs sur la question de l’obésité, un professionnel pour qui j’ai un profond respect et qui m’a beaucoup appris et le seul qui m’a dit : « ce n’est qu’une étape, le plus dur, c’est après. Ça comporte des risques minimes, mais qui existe. Bien que ce soit une méthode efficace et le meilleur traitement contre l’obésité à ce-jour, ce n’est pas la seule et vous avez le droit de changer d’avis, même si c’est la veille de l’opération. Réfléchissez ! « .

Merci à ma famille, pour leur soutien, pour avoir fait l’effort de se remettre en question. Merci aussi à mes amis qui sont absolument merveilleux. Ils m’ont dit ce qu’ils en pensaient, leurs doutes, leurs réticences, leur présence au quotidien. Malgré le fait qu’ils ne soient pas toujours en accord avec moi, ils ont décidé de me soutenir, d’être là pour moi et c’est précieux.

Aujourd’hui, je pèse 117 kg pour 1m67 et je ne suis pas en bonne santé … être obèse, ce n’est pas la même chose qu’être ronde même si nombreuses sont celles qui aiment jouer sur la nuance. Il n’y a pas de recette miracle, mais sachez que quel que soit votre objectif (acceptation de soi, perte de poids, les deux), vous n’y arriverez pas sans faire un travail de fond sur vous et votre histoire.

Je ne cherche pas à être « bonne » ou plus belle, car je le suis déjà et j’en suis persuadé (sans prétention aucune les amis bien sûr haha) mais je veux vivre dans de bonnes conditions. Je ne reviendrais plus sur le sujet, hormis pour faire part de mon expérience et échanger des difficultés comme des bienfaits de tout ça, rien ne changera sur le blog. Merci à celles, et ceux qui auront lu l’article jusqu’au bout !

L’obésité, un sujet tabou chez les blogueuses plus size?

L’obésité est un bien vaste sujet. En tant que blogueuse, pour celles et ceux qui nous lisent, nous suivent, nous prennent parfois comme modèle, on a un devoir de transparence et de sincérité.

C’est très bien de se montrer sous son meilleur jour, pour encourager notre lectorat à s’assumer et lui montrer que le fait d’être ronde, n’est pas un drame, mais il est aussi important d’être honnête et évoquer des sujets un peu plus sérieux qui peuvent vous toucher.

Non mais allo quoi, tu oses dire que l’obésité est une maladie?

Il n’y a pas de généralités, mais il y a des vérités que personne ne peut nier. L’obésité est une maladie, définie comme tel par l’OMS (organisation mondiale de la santé) et reconnue comme tel par la sécurité sociale (à moins que l’ensemble du corps médical ne soit composé que de charlatans incompétents).

Les personnes sont différentes entre elles, le métabolisme réagis de différentes manières face aux émotions, à la maladie, etc. Pour une même situation, un même poids, un même vécu, certains vont avoir des conséquences et d’autres pas.

Je n’ai pas honte d’être obèse, pourquoi le devrais-je ? Le mot « maladie » est semble-t-il tabou, mais on peut vivre très bien toute notre vie avec une pathologie alors que d’autres non, il faut arrêter le mélodrame et l’hypocrisie autour de ce terme.

Il y a 2 ans, j’ai accepté un état de fait, et c’est là que j’ai commencé à voir la vie de manière positive, à m’aimer. Ce n’est pas qu’une question de vêtements, c’est dans la tête, c’est dans le quotidien, c’est dans sa manière de vivre.

Ces dernières années, j’ai trouvé les clés qui m’ont permis de me sentir bien dans mon corps et dans ma tête et de transmettre cela aux autres dans le but de les aider à mon tour.

La femme ronde est belle, multiple, elle donne une autre vision de la mode, du corps standard et de la beauté. C’est pour cette raison que je porte avec fierté mes formes et que je n’ai aucune difficulté à partager mes looks, à parler de mon expérience, à être honnête sur l’obésité et sur les difficultés liées au surpoids. J’ai fait la paix avec moi-même, sur tout ça.

Cependant, parfois, certaines choses s’imposent à vous. On peut s’accepter comme on est, être bien dans sa peau, mais devoir maigrir par obligation sans que ça ne remette en cause les valeurs que l’on véhicule sur l’estime de soi.

Néanmoins, est-ce parce que l’on s’accepte, que l’on doit négliger sa santé ? Est-ce parce qu’on est vecteur d’une image pour les femmes rondes et l’acception de soi, que l’on doit faire fi d’une certaine réalité ? Hé bien, je ne suis pas d’accord.

Pensez à vous

On ne sait pas de quoi demain sera fait, ce qui peut nous tomber dessus alors je n’ai qu’une chose à dire, pensez à vous. Les causes de l’obésité sont multiples et pas forcément évidentes à cerner alors pensez à ce qui vous fait du bien, renseignez-vous si vous en ressentez le besoin.

Peu importe ce que les gens pensent, faites les meilleurs choix pour vous et si vous rencontrez des difficultés, ne négligez pas votre santé, juste pour préserver votre image.

J’ai évoqué cette question sur Snapchat, il y a plusieurs jours et je tenais à embrasser toutes les personnes qui ont partagé avec moi leur vécu parfois douloureux ou au contraire positif, qui ont eu le courage de m’exposer leurs difficultés ou leurs remarques qu’elles soient positives ou négatives en aparté, c’était vraiment constructif avec la plupart. Merci petite communauté d’avoir accueilli avec bienveillance cet échange et n’hésitez pas à vous exprimer sur le sujet.

obésité-sujet-tabou

Lunettes Sparte et Lazy Kat de L’usine à lunettes

Crédit Photos © Les Carnets d’Alice (photo 1) et Camille Mougeolle (photo 2)